Cybercriminalité : un état des lieux

Selon « Organised Crime in the Digital Age », un rapport publié en mars 2012 par le John Grieve Centre for Policing and Security qui dépend de la London Metropolitan University, 80% des délits commis en ligne sont liée à des groupes organisés le plus souvent par des spécialistes de l'informatique et du Net, âgés de moins de quarante ans, opérant en petits,  pas plus d'une douzaine de personnes le plus souvent. L'étude atteste qu'un quart de ces groupes a moins de six mois de vie active et qu'on trouve des liens avec d'autres activités criminelles comme les trafic d'être humains, les drogues, le vol.

Cette étude est malheureusement assez pauvre quant aux origines géographiques des criminalités informatiques, mais c'est assez inhérent à l'univers d'Internet, par définition transnational et immatériel, opérant avec des serveurs facilement transférables d'un pays à l'autre en cas d'alerte ou de procédure judiciaire. L'ancien bloc soviétique et la Chine ont paru des bases régulières de ces opérations illicites, mais les mutations rapides de ces activités ont tendance à se sourcer de plus en plus largement dans le monde, dans des pays où les criminalités en ligne seront en lien avec les criminalités plus matérielles déjà existantes.

Ce rapport a étudié quelque 7 000 sources documentaires, publiques, privées, et grises. Il s'est interessé aux aspects technologiques, au types d'attaques, aux activités et à la structure des groupes.

Cette étude a été commanditée par Bae systems Detica, spécialiste de sécurité informatique et filiale de BAE Systems, entreprise britannique opérant dans les secteurs de la défense et de l'aérospatiale, classée deuxième entreprise mondiale dans le secteur défense (quelque 100 000 salariés dans le monde).

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