Mafia, un jeu de société révélateur

Ca se joue à plusieurs, autour d'une table, de huit à seize joueurs.

La jeu Mafia a fait fureur à Moscou. Ce jeu de société a été créé en 1986 par Dmitri Davidoff, un étudiant russe en psycho. L'esprit du jeu le rapproche de « Loup-Garou » et « Assassin », des jeux de table connus en Europe depuis le milieu du XXe siècle. Depuis les universités russes l'ont adopté et plusieurs variantes ont vu le jour, célèbres dans le monde entier. La plus connue assigne des rôles, membres de la mafia, policiers, simple citoyens. S'y ajoutent des fonction de protection, d'investigation, de traître, de tueur... S'affrontent ainsi une minorité informée et une majorité qui ne sait pas qui est qui.

Selon le magazine La Russie aujourd'hui, certains y voient un " instrument de croissance personnelle et une plate-forme excellente pour la communication". S'il est pratiqué dans des clubs payants, plus ou moins fermés, le jeu est aussi devenu un moyen de gagner de l'argent en organisant une formation ou un team-building. Ou même un faux moment de jeu lancé de manière informelle dans le cadre d'une entreprise pour repérer les comportements des joueur, des partenaires, des associés, tester leur loyauté, leur détermination, leur capacité à se tirer de situations délicates. Les spécialistes en ressources humaines y ont recours, tout comme des hommes politiques testant leurs gestuelles et leur intonations de voix pour convaincre leur public. Une Fédération russe de Mafia (FIIM s'est créée demandant la reconnaissance comme discipline sportive en espérant l'étendre à d'autres pays pour développer une fédération pan-russe.

Au Québec, une autre version est apparue, pareillement dénommée Mafia ; un jeu de rôles, où chacun est membre d'une des 5 plus grandes familles de la mafia sicilienne. Objectif : devenir le parrain. Bien sûr, tous les coups sont permis pour contrôler tous les quartiers de la ville et récupérer tous les magots.

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