Amexica, zone en guerre

   

Les femmes, premières victimes de la brutalisation de la société mexicaine

   Journaliste au Guardian, Edward Vuillamy vient de publier « Amexica, la guerre contre le crime organisé sur la frontière États-Unis /Mexique ».

    Zone noire bien plus que grise, territoire où la frontière n'a pas de sens, le concept d'Amexique évoque une géographie humaine en guerre permanente où les armées sont civiles, formées des sicaires des cartels se livrant à des opérations quasi militaires, avec des complicités dans les appareils de l’État, policiers, militaires, judiciaires et politiques.

     De part et d'autre du Rio Grande,  Vulliamy aborde le trafic de migrants, les plazas (zones) du narcotrafic et l'errance des toxicos des colonias (quartiers déshérités), sans oubliées les exploitées des maquiladoras formant une population anonyme de femmes enlevées, violées, exécutées et disparues.

    Le livre s'attache à quelques figures de héros ordinaires,  qui,  au risque de leur vie,  tentent de briser le silence, au Mexique et aux États-Unis.

    Deux ans d'enquête de Tijuana à Matamaros, ont été nécessaires pour écrire ce livre publié en anglais en 2010, et qui parait en version française augmentée d’un prologue et d’une postface.

« Amexica. La guerre contre le crime organisé sur la frontière États-Unis / Mexique ». sous titre original "War along the borderline"

traducteur Guillaume Marlière 464 pages. 22, 50 € . Éditions Albin Michel. 2013

 

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