Droit et politiques pénales – Armes conflits et violences

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Terrorisme islamique et grand banditisme en France

Interview du truand « Milou »

Dans un livre publié chez Robert Laffont, « Truand, 50 ans dans le milieu corso-marseillais », Emile Diaz, dit Milou, raconte quelques scènes où il est question de liens entre le terrorisme et le grand banditisme. Ayant vendu des armes au FLN, des cigarettes à l’ETA ou de la drogue à d’autres terroristes, il a surtout vu se développer, dans les prisons françaises, ce que l’on décrit aujourd’hui comme le « terrorisme islamique ». Rare et inédit, voilà le témoignage d’un acteur de «l’intérieur » qui, sans langue de bois, donne à voir ce que personne n’a vu venir… Jusqu’aux premiers attentats en France.

Les questions sont posées par C-H de Choiseul Praslin, avocat en retraite.

1. A quelles occasions et dans quelles conditions avez-vous pu observer avec le plus de précision des liens entre le terrorisme et le grand banditisme ?

D’abord lors de mes séjours en prison, puis lors de mes voyages en Italie et en Afghanistan pour trouver des produits stupéfiants, ou la matière première pour en fabriquer. Lors de mes premiers voyages sur la Méditerranée, à la fin des années 1950, j’ai vendu armes et munitions au FLN algérien. J’apprendrai plus tard que l’un de mes associés était de mèche avec la police française pour infiltrer les Algériens…

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Armes conflits et violences – Droit et politiques pénales

Vers un accord de paix en Colombie

Un dossier de l’Institut des Hautes Etudes de la Justice

L’IHEJ – l’Institut des Hautes Etudes de la Justice – publie sur son site un dossier sur les avancées historiques dans les négociations entre le gouvernement colombien et la guérilla des FARC – Forces Armées Révolutionnaires de Colombie – d’inspiration communiste.

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Trafics multiples – Analyses générales et méthodologie

Le mythe de la transparence en matière criminelle II

la relativité des données empiriques recueillies

Dans la première partie de cet article, paru dans le précédent numéro de cette revue, en décembre 2105, l’auteur, Charles-Henri de Choiseul Praslin a cherché les bases à partir desquelles il serait possible d’atteindre l’objectif préconisé et visé par beaucoup en matière criminelle : la transparence.

Cet objectif relevant d’une théorie de la connaissance, l’auteur a tenté de mettre en place, et dans cet ordre :

– d’abord une visée scientifique en référence aux critères de scientificité de Karl Popper, qui consiste à expliciter des hypothèses qui aillent au delà du sens commun et qui puissent surtout être réfutées lors de confrontation avec des données empiriques ou d’autres hypothèses.

– ensuite un paradigme initial précis : l’existence d’un système de criminalités intégré à l’échelle de la planète, composé d’acteurs politiques de plein exercice, détachable par l’analyse du reste de la société et qui englobe ceux qui combattent et observent ces acteurs.

– enfin la neutralité nécessaire au regard des valeurs qui caractérise la science, mais qui en matière criminelle doit rester relative, en définissant un préalable démocratique à la recherche : l’égalité entre tous les hommes au raison de l’infinité de leur ignorance.

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Trafics multiples – Analyses générales et méthodologie

Le mythe de la transparence en matière criminelle I

– première partie, la seconde sera publiée dans le prochain numéro de janvier 2016 –

Avant d’en venir au fonds, je précise que je n’utilise pas dans le titre de cet article le terme de « mythe » au sens trivial et polémique d’une illusion bien construite, pour des raisons utilitaires que l’on s’avoue plus ou moins, et produisant des effets socialement néfastes.

Je lui donne un sens beaucoup plus proche de celui des anthropologues, à savoir un récit faits d’éléments permanents dans le temps, ayant une grande valeur explicative générale si ce n’est normative, tout en étant susceptibles de variantes et de recompositions, et transmis principalement de façon orale. Cependant, j’emploie ce mot de mythe en lui donnant un contenu différent de celui de l’anthropologie classique, sur deux points : il s’agit essentiellement d’un récit pour l’avenir et non d’un récit des origines, et l’oralité n’est pas en situation de quasi-monopole pour la transmission et la diffusion de ce récit.

Cependant il s’agit bien pour moi d’un récit, car cette transparence me semble énoncée principalement sous la forme suivante : en vous racontant dans le détail comment certains acteurs ont réussi dans le passé à cacher des activités qui devraient légalement être connues et qui s’avèrent susceptibles de sanctions pénales dès qu’on en connaît un peu, nous allons vous raconter aussi, par déduction, comment il pourra être mis fin dans l’avenir à ces activités. Ou disons que c’est ce récit qui m’intéresse.

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Trafics multiples – Faits et récits

La « mafia » albanaise, du mythe à la réalité.

L’Albanie proprement dite est un Etat peuplé d’environ 2 800 000 habitants alors que près de 7 000 000 d’albanophones vivent dans le cadre de communautés intégrées dans des Etats proches voisins, le Kosovo, le Monténégro et la Macédoine, sans compter d’importantes diasporas notamment en Turquie et en Italie.

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L’OBSERVATOIRE GÉOPOLITIQUE DES CRIMINALITÉS

L’OGC est un réseau international et interprofessionnel, indépendant, regroupant des universitaires et des analystes, des journalistes et de praticiens tels que des magistrats, des policiers et des membres d’ONG. Il observe et étudie les criminalités transnationales structurées, pour en décrypter, dans une vue d’ensemble, les dimensions politiques, culturelles, économiques et sociales, lors de colloques et journées d’études, […]

Le trou noir

 Il ne faut pas se bercer d’illusions : sans sous-estimer le travail que font un certain nombre, trop limité, de chercheurs et d’analystes qui étudient les criminalités organisées, celui d’un grand nombre de policiers et de magistrats qui les traquent et celui des associations qui les combattent, il faut reconnaître qu’elles nous sont encore beaucoup trop […]