Caïman, paradis fiscal mais pas trop ?

Paradis fiscal ou plus si affinités ?

Les Iles Caîmans pratiquent le flou

    Derrière les comptes des îles Caiman, protégées par le secret bancaire, toutes les grandes banques mondiales et des firmes chinoises voisinent avec des organisations criminelles.

    En 2012, HSBC Bank Mexico (HBMX), branche mexicaine de la banque HSBC, a du fermer quelques 20 00 comptes bancaires soupçonnés de liens avec les organisations criminelles. Une opération menée dans le sillage d'un rapport du Sénat américain sur le blanchiment. Les procédures de contrôle bancaire sur d'éventuelles pratiques de blanchiment étaient très faibles, et 15 % des comptes n'avaient même pas satisfait à la procédure basique d'information Know Your Customer (KYC)

    Territoire d'outre mer du Royaume Uni entre la Floride et la Jamaïque, archipel de trois îles (Grand Caïman, Cayman Brac et Little Caïman),capitale George Town, 44 270 habitants seulement, sixième centre financier mondial selon la Banque des règlements internationaux (BRI), les îles Caïman, ou Caïmanes (Cayman Islands), sont réputées paradis fiscal.  700 banques et 80 000 sociétés Offshore sont domiciliés dans cet archipel des Caraïbes. Une place financière leader dans l'enregistrement de fonds spéculatifs. Pour Alternatives économiques, « il faut considérer ce territoire plus comme un centre d'opacité des risques financiers que comme un paradis purement fiscal », ajoutant que les flux d'entrées et de sortie de capitaux y ont explosé en 2007 et 2008, en pleine crise des subprimes : « Un rapport du Sénat américain montre qu'une partie de la finance toxique liée à cette croise est née au Caïmans ». 

    La moitié  du produit intérieur brut de l'île est formé par l'apport de capitaux de la finance internationale. L'ONG anti-évasion fiscale Tax Justice Network considère les Caïmans d'être une « lessiveuse ». Une opération de moralisation des activités de l'île est en cours. En janvier les autorité de l'île ont annoncé des efforts de transparence en ce qui concerne les hedge fundsgérés depuis Londres ou New York.           

    L'autorité de tutelle de la place financière, la Cayman Islands Monetary Authority, envisage de créer une banque de données sur les sociétés immatriculées sous ces cieux cléments. L'île cumule les avantages : secret bancaire, exemptions d'impôt sur le revenu et donc d'impôt sur la fortune, absence de droits de succession.

Sources : Alternatives économiques, Libération, Le Monde, CNS Business

 

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Posted in Criminalités n°6 - avril 2013, Dépêches / n°6, Les dépêches - La chronique, Les dépêches hebdomadaires, Revue Criminalités and tagged , , .

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