Droit et politiques pénales – Armes conflits et violences

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Milou-main-devant-bouche

Terrorisme islamique et grand banditisme en France

Interview du truand « Milou »

Dans un livre publié chez Robert Laffont, « Truand, 50 ans dans le milieu corso-marseillais », Emile Diaz, dit Milou, raconte quelques scènes où il est question de liens entre le terrorisme et le grand banditisme. Ayant vendu des armes au FLN, des cigarettes à l’ETA ou de la drogue à d’autres terroristes, il a surtout vu se développer, dans les prisons françaises, ce que l’on décrit aujourd’hui comme le « terrorisme islamique ». Rare et inédit, voilà le témoignage d’un acteur de «l’intérieur » qui, sans langue de bois, donne à voir ce que personne n’a vu venir… Jusqu’aux premiers attentats en France.

Les questions sont posées par C-H de Choiseul Praslin, avocat en retraite.

1. A quelles occasions et dans quelles conditions avez-vous pu observer avec le plus de précision des liens entre le terrorisme et le grand banditisme ?

D’abord lors de mes séjours en prison, puis lors de mes voyages en Italie et en Afghanistan pour trouver des produits stupéfiants, ou la matière première pour en fabriquer. Lors de mes premiers voyages sur la Méditerranée, à la fin des années 1950, j’ai vendu armes et munitions au FLN algérien. J’apprendrai plus tard que l’un de mes associés était de mèche avec la police française pour infiltrer les Algériens…

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Vie politique et société – Analyses générales et méthodologie

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Dessin navette parlement

La première partie de cet article est disponible ici.

La légitimation d’une réforme controversée

Le Parlement et la prostitution II

Dans le numéro 2 du mois dernier, la première partie de cet article sur le Parlement et la prostitution, « L’émergence d’une réforme controversée », a pemis de raconter comment le projet visant à responsabiliser les clients des prostituées, a été inscrit sur l’agenda politique, celui du Parlement, alors qu’il était fortement controversé : par le lobbying associatif de certains politiques venant de tous les partis.

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Vie politique et société – Economie

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PPP

Public privé : on a marché sur le partenariat

Partenariats public privé : malgré les fiascos, une nouvelle ère, plus libérale, s’ouvre à ces contrats contestés.

Il paraît que ça s’appelle « essuyer les plâtres ». Pour l’hôpital sud Francilien de Corbeil-Essonnes, cet essuyage contentieux aura coûté beaucoup d’énergie, d’argent et de temps. Mais ce pataquès crée un précédent. Depuis octobre 2015, le partenariat public privé entre le groupe de BTP Eiffage et l’hôpital est rompu, d’un commun accord, en fait un arrangement obtenu dans la douleur. Une première en Europe.

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Armes, conflits et violences – Livres, films, arts et culture –

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bourreaux

Sommes-nous tous des bourreaux en puissance ?

Un livre de Didier Epelbaum

Historien et journaliste, Didier Epelbaum a publié de nombreux travaux sur la « solution finale ». Dans son dernier livre, «  Des hommes vraiment ordinaires ? Les bourreaux génocidaires« , il compare quatre événements qui ont marqué le XXe siècle : le génocide arménien de 1915, la déportation des Juifs par l’Allemagne Nazie durant la seconde guerre mondiale, les crimes des Khmers Rouges de 1975 à 1979 et le génocide rwandais de 1994 .

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Economie – Analyses générales et méthodologie

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crise J de Maillard

Crises financières, criminalité et moralité

Jean de Maillard, magistrat, auteur de nombreux livres sur la criminalité financière, dont « L’arnaque : la finance au-dessus des lois et des règles »chez Gallimard, nous donne ici l’analyse systémique qu’il a développée, lors d’un colloque à Oslo en juin 2105, de cette criminalité. Affirmer que la ou les crises financières soient systémiques, est devenu une banalité, presque une tarte à la crème.

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Armes conflits et violences – Droit et politiques pénales

Vers un accord de paix en Colombie

Un dossier de l’Institut des Hautes Etudes de la Justice

L’IHEJ – l’Institut des Hautes Etudes de la Justice – publie sur son site un dossier sur les avancées historiques dans les négociations entre le gouvernement colombien et la guérilla des FARC – Forces Armées Révolutionnaires de Colombie – d’inspiration communiste.

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Drogues – Economie

Economie des drogues

Les leçons à tirer du cas malien

Le Dr. Fassory Sangare, Maître-Assistant à l’université des Sciences Sociales et de Gestion (USSG) et à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de Bamako s’attache à faire une revue succincte de la littérature de l’économie des drogues d’une part, en mettant en avant la nature verticale des réseaux qui actionnent ce trafic partout dans le monde.

D’autre part, il analyse et justifie les mécanismes par lesquels ce commerce illicite prend de l’ampleur. La démonstration est faite que cette activité illicite a tendance à se concentrer dans les pays où la situation politique, économique, sociale et sécuritaire est précaire.

Les enseignements du cas malien valident cette démarche.

Il n’est guère chronophage de nos jours d’affirmer que la production, le trafic et la consommation des substances stupéfiantes ont connu un rapide développement partout dans le monde à l’image de l’évolution du commerce mondial et qu’il urge de prendre des mesures législatives, coercitives et éducatives pour atténuer les impacts négatifs de l’usage des produits stupéfiants.

Ces derniers généralement transportés d’une zone géographique à une autre génèrent des profits colossaux sur le long de la pyramide, c’est à dire du producteur au consommateur final.

Ces drogues financent le plus souvent des organisations à caractère terroriste, des mafias ou guérillas.

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Trafics multiples – Analyses générales et méthodologie

Le mythe de la transparence en matière criminelle II

la relativité des données empiriques recueillies

Dans la première partie de cet article, paru dans le précédent numéro de cette revue, en décembre 2105, l’auteur, Charles-Henri de Choiseul Praslin a cherché les bases à partir desquelles il serait possible d’atteindre l’objectif préconisé et visé par beaucoup en matière criminelle : la transparence.

Cet objectif relevant d’une théorie de la connaissance, l’auteur a tenté de mettre en place, et dans cet ordre :

– d’abord une visée scientifique en référence aux critères de scientificité de Karl Popper, qui consiste à expliciter des hypothèses qui aillent au delà du sens commun et qui puissent surtout être réfutées lors de confrontation avec des données empiriques ou d’autres hypothèses.

– ensuite un paradigme initial précis : l’existence d’un système de criminalités intégré à l’échelle de la planète, composé d’acteurs politiques de plein exercice, détachable par l’analyse du reste de la société et qui englobe ceux qui combattent et observent ces acteurs.

– enfin la neutralité nécessaire au regard des valeurs qui caractérise la science, mais qui en matière criminelle doit rester relative, en définissant un préalable démocratique à la recherche : l’égalité entre tous les hommes au raison de l’infinité de leur ignorance.

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Vie politique et société – Sciences politiques, sociologie, anthropologie

Colloque du syndicat national des magistrats FO

Cris et Chuchotements

La justice est-elle sous influences ?

Le 27 novembre 2015 s’est tenu au Conseil Economique et Environnemental, 7 place d’Iéna à Paris un colloque intitulé, avec un joli clin d’oeil au film du même nom d’Ingmar Bergman sur les rapports de domination dans les familles, Cris et Chuchotements.

Le syndicat des magistrats FO, qui l’organisait, n’a pas hésité à s’intéresser de très près à des sujets loin du politiquement correct et de l’autosatisfaction habituelle des grandes institutions : les stéréotypes, les archétypes sociaux et les jeux d’influence dans la tête des juges et les décisions judiciaires.

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Trafics multiples – Analyses générales et méthodologie

Le mythe de la transparence en matière criminelle I

– première partie, la seconde sera publiée dans le prochain numéro de janvier 2016 –

Avant d’en venir au fonds, je précise que je n’utilise pas dans le titre de cet article le terme de « mythe » au sens trivial et polémique d’une illusion bien construite, pour des raisons utilitaires que l’on s’avoue plus ou moins, et produisant des effets socialement néfastes.

Je lui donne un sens beaucoup plus proche de celui des anthropologues, à savoir un récit faits d’éléments permanents dans le temps, ayant une grande valeur explicative générale si ce n’est normative, tout en étant susceptibles de variantes et de recompositions, et transmis principalement de façon orale. Cependant, j’emploie ce mot de mythe en lui donnant un contenu différent de celui de l’anthropologie classique, sur deux points : il s’agit essentiellement d’un récit pour l’avenir et non d’un récit des origines, et l’oralité n’est pas en situation de quasi-monopole pour la transmission et la diffusion de ce récit.

Cependant il s’agit bien pour moi d’un récit, car cette transparence me semble énoncée principalement sous la forme suivante : en vous racontant dans le détail comment certains acteurs ont réussi dans le passé à cacher des activités qui devraient légalement être connues et qui s’avèrent susceptibles de sanctions pénales dès qu’on en connaît un peu, nous allons vous raconter aussi, par déduction, comment il pourra être mis fin dans l’avenir à ces activités. Ou disons que c’est ce récit qui m’intéresse.

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Vie politique et société – Analyses générales et méthodologie

Le monde change, la justice aussi

Introduction du Syndicat des magistrats FO au colloque du 27 novembre 2015

Le Syndicat national des magistrats FO fête en 2015 son 25ème anniversaire.

Pour nous, aujourd’hui comme hier, le rôle du syndicalisme judiciaire n’est ni de s’égarer dans des joutes idéologiques, ni de cogérer la magistrature avec le pouvoir politique. Il ne se limite pas non plus à la défense corporatiste des intérêts professionnels. Il doit s’apprécier en rapport avec la place particulière que tient la justice dans la société. Elle oblige les magistrats à être les vigies de leur temps.

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Trafics multiples – Faits et récits

La « mafia » albanaise, du mythe à la réalité.

L’Albanie proprement dite est un Etat peuplé d’environ 2 800 000 habitants alors que près de 7 000 000 d’albanophones vivent dans le cadre de communautés intégrées dans des Etats proches voisins, le Kosovo, le Monténégro et la Macédoine, sans compter d’importantes diasporas notamment en Turquie et en Italie.

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Vie politique et société – Sciences politiques, sociologie, anthropologie

Conflits internes dans l’Etat indien de Manipur

Inquiétudes sur la sécurité, au delà de l’approche conventionnelle

Nous attachons du prix au fait d’être une espèce éclairée sur la planète Terre, de sécuriser pour toujours les frontières nationales, ou d’affirmer le caractère unique ou la supériorité de notre ethnie, mais nous franchissons aussi toutes les frontières ethniques pour nous trouver dans le camp des vainqueurs.

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CRISES FINANCIERES, CRIMINALITE ET MORALITE

Ce texte est une contribution rédigée en support d’une intervention dans le cadre d’un séminaire organisé par la Faculté de droit d’Oslo le 15 juin 2015 sur le thème :  Finance, Ethics and Society : Reflections in the Aftermath of the Global Financial Crisis”. Sa publication est envisagée par ailleurs dans un numéro spécial de […]

La mafia albanaise, quelle réalité

La « mafia » albanaise, du mythe à la réalité

L’Albanie proprement dite est un Etat peuplé d’environ 2 800 000 habitants alors que vivent près de 7 000 000 d’albanophones dans le cadre de communautés intégrées dans des Etats proches voisins, le Kosovo, le Monténégro et la Macédoine, sans compter d’importantes diasporas notamment en Turquie et en Italie.

L’Albanie est l’un des Etats dont la population va le plus souffrir de la transition de l’ex bloc communiste vers la démocratie. C’est au début des années 1990 que la crise économique exceptionnelle plonge les couches populaires dans une misère extrême provoquant un exode massif vers l’Occident et particulièrement vers l’Italie ; cet exode permet l’émergence d’un trafic de migrants, lucratif pour les criminalités albanaise et italienne.

Selon de nombreuses sources italiennes, trois niveaux caractérisent la criminalité albanaise : le premier concerne les organisations de type mafieux, le deuxième, les bandes criminelles urbaines « multi services » et pouvant servir de manière occasionnelle aux clans mafieux ; ces deux niveaux sont marqués par un très haut niveau de violence souvent disproportionné par rapport aux objectifs. Leurs activités favorites sont : le trafic de drogues, d’êtres humains et l’exploitation de la prostitution ; le 3eme niveau est constitué de groupes criminels ordinaires mais qui peuvent également rendre des services aux précédents (falsification de documents, transports de marchandises …)[i].

En général les premières sont constituées de groupuscules d’une trentaine de personnes et peuvent accueillir des non-Albanais au plus bas leur propre organisation. L’existence de réseaux de groupuscules plutôt que de grandes organisations centralisées est aussi relevée dans un rapport allemand paru dans mafialand.de en février 2011 http://www.mafialand.de/Members/roth/die-struktur-der-albanischen-mafia. [ii][1]

La sécurité dans l’Etat indien du Manipur

Conflit intérieur dans l’Etat de Manipur : inquiétudes sur la sécurité au delà de l’approche conventionnelle.

Nous attachons du prix au fait d’être une espèce éclairée sur la planète Terre et pour toujours sécuriser les frontières nationales ou d’affirmer le caractère unique ou la supériorité de notre ethnie nous transgressons toute frontière ethnique pour avoir le côté vainqueur ;

Manipur, un Etat dans le Nord Est de l’Inde a été en situation conflictuelle pour plus de 40 ans se déroulant selon le Programme des données conflictuelles d’Uppsala qui définit des pertes de 25 vies humaines par an dans des différends armés avec des forces gouvernementales comme un état de conflit. Dans les 40ans passés, Manipur a dépassé ce critère par centaines ou plus..

Cet écart est la violence silencieuse, qui est loin d’être plaisante pour ceux qui vivent avec. Un Manipurien est exposé à la possibilité d’être pris dans des exercices combinés inattendus des différentes forces armées présentes en nombre significatif dans l’Etat ; dans la menace d’une explosion de bombe ou pris dans des échanges de coups de feu entre les forces armées et des rebelles ou dans des litiges armés entre des groupes de militants insurgée eux-mêmes.

Du 1er janvier au 19 février 2015, il y a eu 29 explosions de bombes, la minimisation de l’emplacement de la durée des pertes de vie ; la perte de vies civiles peut rendre les choses difficiles pour les forces armées et paramilitaires, et pour les groupes militants avec l’érosion du soutien du public. Cet article explore un intéressant chaudron de problèmes comme la violation des droits humains, l’activisme de rebelles, la corruption, un manque de d’accent sur la sécurité politique et socio-économique, le trafic de drogues et un manque de responsabilité dans le Manipur, dans lesquels les jeunes habitants du Manipur prennent forme.

« GUAPPO » AU-DEHORS ET DANS LE FILM

Si on apprenait la beauté aux gens, on pourrait fournir une arme contre la résignation, la peur et l’ «omertà », la loi du silence. On s’habitue très facilement à l’existence des horribles et misérables immeubles apparus tout d’un coup à cause d’opérations spéculatives louches : on met les rideaux aux fenêtres, les plantes sur le rebord, et […]

L’INFILTRATION MAFIEUSE DANS L'ÉCONOMIE LÉGALE

UN RÉVÉLATEUR DU SYSTÈME ÉCONOMIQUE   Résumé Par l’assassinat en octobre 2005 de Francesco Fortugno, vice président de la région Calabre, la mafia calabraise, la ‘Ndrangheta fait comprendre au monde qu’elle tue pour l’économie légale et non plus seulement pour des histoires de drogues ou de vendetta. [Are_PayPal_LoginPlease] Un des pouvoirs mafieux repose sur l’accumulation primitive de capital. […]

“LE CÔTÉ JUSTE DE LA MAUVAISE VIE”

LES MALFRATS DANS LES FAVELAS DE RIO DE JANEIRO, ENTRE FICTION ET REALITE Par Maria da Conceiçao Coelho Ferreira [1]  Pour comprendre ce qu’est la favela aujourd’hui et l’image des malfrats qui l’habitent, il faut d’abord se pencher sur la façon dont cet espace s’est constitué, ses origines, l’origine de ces anti-héros dans la littérature du pays, […]