Vie politique et société – Sciences politiques, sociologie, anthropologie

Colloque du syndicat national des magistrats FO

Cris et Chuchotements

La justice est-elle sous influences ?

Le 27 novembre 2015 s’est tenu au Conseil Economique et Environnemental, 7 place d’Iéna à Paris un colloque intitulé, avec un joli clin d’oeil au film du même nom d’Ingmar Bergman sur les rapports de domination dans les familles, Cris et Chuchotements.

Le syndicat des magistrats FO, qui l’organisait, n’a pas hésité à s’intéresser de très près à des sujets loin du politiquement correct et de l’autosatisfaction habituelle des grandes institutions : les stéréotypes, les archétypes sociaux et les jeux d’influence dans la tête des juges et les décisions judiciaires.

Nombre de mots : 1833
Prix : 1,00€

Trafics multiples – Analyses générales et méthodologie

Le mythe de la transparence en matière criminelle I

– première partie, la seconde sera publiée dans le prochain numéro de janvier 2016 –

Avant d’en venir au fonds, je précise que je n’utilise pas dans le titre de cet article le terme de « mythe » au sens trivial et polémique d’une illusion bien construite, pour des raisons utilitaires que l’on s’avoue plus ou moins, et produisant des effets socialement néfastes.

Je lui donne un sens beaucoup plus proche de celui des anthropologues, à savoir un récit faits d’éléments permanents dans le temps, ayant une grande valeur explicative générale si ce n’est normative, tout en étant susceptibles de variantes et de recompositions, et transmis principalement de façon orale. Cependant, j’emploie ce mot de mythe en lui donnant un contenu différent de celui de l’anthropologie classique, sur deux points : il s’agit essentiellement d’un récit pour l’avenir et non d’un récit des origines, et l’oralité n’est pas en situation de quasi-monopole pour la transmission et la diffusion de ce récit.

Cependant il s’agit bien pour moi d’un récit, car cette transparence me semble énoncée principalement sous la forme suivante : en vous racontant dans le détail comment certains acteurs ont réussi dans le passé à cacher des activités qui devraient légalement être connues et qui s’avèrent susceptibles de sanctions pénales dès qu’on en connaît un peu, nous allons vous raconter aussi, par déduction, comment il pourra être mis fin dans l’avenir à ces activités. Ou disons que c’est ce récit qui m’intéresse.

Nombre de mots : 5078
Prix : 2,00€

Vie politique et société – Analyses générales et méthodologie

Le monde change, la justice aussi

Introduction du Syndicat des magistrats FO au colloque du 27 novembre 2015

Le Syndicat national des magistrats FO fête en 2015 son 25ème anniversaire.

Pour nous, aujourd’hui comme hier, le rôle du syndicalisme judiciaire n’est ni de s’égarer dans des joutes idéologiques, ni de cogérer la magistrature avec le pouvoir politique. Il ne se limite pas non plus à la défense corporatiste des intérêts professionnels. Il doit s’apprécier en rapport avec la place particulière que tient la justice dans la société. Elle oblige les magistrats à être les vigies de leur temps.

Nombre de mots : 1127
Prix : 0,60€

Trafics multiples – Faits et récits

La « mafia » albanaise, du mythe à la réalité.

L’Albanie proprement dite est un Etat peuplé d’environ 2 800 000 habitants alors que près de 7 000 000 d’albanophones vivent dans le cadre de communautés intégrées dans des Etats proches voisins, le Kosovo, le Monténégro et la Macédoine, sans compter d’importantes diasporas notamment en Turquie et en Italie.

Nombre de mots : 1894
Prix : 1,00€

Vie politique et société – Sciences politiques, sociologie, anthropologie

Conflits internes dans l’Etat indien de Manipur

Inquiétudes sur la sécurité, au delà de l’approche conventionnelle

Nous attachons du prix au fait d’être une espèce éclairée sur la planète Terre, de sécuriser pour toujours les frontières nationales, ou d’affirmer le caractère unique ou la supériorité de notre ethnie, mais nous franchissons aussi toutes les frontières ethniques pour nous trouver dans le camp des vainqueurs.

Nombre de mots : 3196
Prix : 1,50€

La mafia albanaise, quelle réalité

La « mafia » albanaise, du mythe à la réalité

L’Albanie proprement dite est un Etat peuplé d’environ 2 800 000 habitants alors que vivent près de 7 000 000 d’albanophones dans le cadre de communautés intégrées dans des Etats proches voisins, le Kosovo, le Monténégro et la Macédoine, sans compter d’importantes diasporas notamment en Turquie et en Italie.

L’Albanie est l’un des Etats dont la population va le plus souffrir de la transition de l’ex bloc communiste vers la démocratie. C’est au début des années 1990 que la crise économique exceptionnelle plonge les couches populaires dans une misère extrême provoquant un exode massif vers l’Occident et particulièrement vers l’Italie ; cet exode permet l’émergence d’un trafic de migrants, lucratif pour les criminalités albanaise et italienne.

Selon de nombreuses sources italiennes, trois niveaux caractérisent la criminalité albanaise : le premier concerne les organisations de type mafieux, le deuxième, les bandes criminelles urbaines « multi services » et pouvant servir de manière occasionnelle aux clans mafieux ; ces deux niveaux sont marqués par un très haut niveau de violence souvent disproportionné par rapport aux objectifs. Leurs activités favorites sont : le trafic de drogues, d’êtres humains et l’exploitation de la prostitution ; le 3eme niveau est constitué de groupes criminels ordinaires mais qui peuvent également rendre des services aux précédents (falsification de documents, transports de marchandises …)[i].

En général les premières sont constituées de groupuscules d’une trentaine de personnes et peuvent accueillir des non-Albanais au plus bas leur propre organisation. L’existence de réseaux de groupuscules plutôt que de grandes organisations centralisées est aussi relevée dans un rapport allemand paru dans mafialand.de en février 2011 http://www.mafialand.de/Members/roth/die-struktur-der-albanischen-mafia. [ii][1]

La sécurité dans l’Etat indien du Manipur

Conflit intérieur dans l’Etat de Manipur : inquiétudes sur la sécurité au delà de l’approche conventionnelle.

Nous attachons du prix au fait d’être une espèce éclairée sur la planète Terre et pour toujours sécuriser les frontières nationales ou d’affirmer le caractère unique ou la supériorité de notre ethnie nous transgressons toute frontière ethnique pour avoir le côté vainqueur ;

Manipur, un Etat dans le Nord Est de l’Inde a été en situation conflictuelle pour plus de 40 ans se déroulant selon le Programme des données conflictuelles d’Uppsala qui définit des pertes de 25 vies humaines par an dans des différends armés avec des forces gouvernementales comme un état de conflit. Dans les 40ans passés, Manipur a dépassé ce critère par centaines ou plus..

Cet écart est la violence silencieuse, qui est loin d’être plaisante pour ceux qui vivent avec. Un Manipurien est exposé à la possibilité d’être pris dans des exercices combinés inattendus des différentes forces armées présentes en nombre significatif dans l’Etat ; dans la menace d’une explosion de bombe ou pris dans des échanges de coups de feu entre les forces armées et des rebelles ou dans des litiges armés entre des groupes de militants insurgée eux-mêmes.

Du 1er janvier au 19 février 2015, il y a eu 29 explosions de bombes, la minimisation de l’emplacement de la durée des pertes de vie ; la perte de vies civiles peut rendre les choses difficiles pour les forces armées et paramilitaires, et pour les groupes militants avec l’érosion du soutien du public. Cet article explore un intéressant chaudron de problèmes comme la violation des droits humains, l’activisme de rebelles, la corruption, un manque de d’accent sur la sécurité politique et socio-économique, le trafic de drogues et un manque de responsabilité dans le Manipur, dans lesquels les jeunes habitants du Manipur prennent forme.