CÔTE D'IVOIRE : RACKET EN UNIFORME

L'ONG HUMAN RIGHTS WATCH

DÉNONCE UN RACKET RÉGULIER

PAR LES FORCES DE SÉCURITÉ

QUI PARAÎT PEU RÉPRIMÉ

L'ONG a mené une étude sur le racket à grande échelle des populations ivoiriennes dans l'ouest du pays. « Les forces de sécurité [armée, gendarmerie, douanes, unité des eaux et forêts] extorquent régulièrement et ouvertement de l’argent aux barrages routiers dans l’ouest de la Côte d’Ivoire », note l’organisation de défense des droits humains dans un rapport publié le 1er juillet 2013.

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Selon Human Rights Watch qui dit avoir interrogé 82 victimes et témoins d’actes d’extorsion dans l’ouest de la Côte d’Ivoire, « les principales cibles de cette forme de harcèlement sont les femmes qui vont au marché ou qui en reviennent, les immigrants originaires de pays voisins, les motocyclistes et les conducteurs de véhicules de transports en commun. Même des personnes qui doivent se déplacer pour obtenir des soins médicaux sont visées ».

L'extorsion de fonds s'effectue en inventant des délits, en confisquant les papiers d'identité rendus contre contrepartie financière, ou en immobilisant des véhicules, autobus compris, pour exiger des passagers des sommes permettant de reprendre la route. Human Rights Watch cite le cas de récalcitrants qui ont été molestés par les racketteurs.

En août 2012, le chef d’état-major militaire avait pourtant signé une circulaire interdisant les barrages de contrôle illégaux tout en proscrivant la « tracasserie routière » et les rackets.

En janvier dernier 57 policiers, gendarmes et membres de FRCI, Forces républicaines de Côte d'Ivoire, ont comparu devant le tribunal militaire d'Abidjan, accusés d'extorsion. Ceux qui ont été reconnus coupable ont écopé de peine de quelques mois de prison ferme, ou avec sursis. Des peines inférieure à six mois. Au-delà d'une peine de six mois, un agent de l’État ivoirien est en effet radié de la fonction publique.

La pratique de l’extorsion aux barrages routiers existait déjà avant l’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara. Dans son rapport d’octobre 2010 intitulé « Terrorisés et abandonnés », Human Rights Watch a exposé la pratique fréquente de l’extorsion et du racket qui accablait alors l’ouest de la Côte d’Ivoire.

Sources : Human Rights Watch ; abidjan.net ; connection ivoirienne.net.

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Posted in Criminalités n°8 - juin, juillet, août 2013, Dépêches / n°8, Les dépêches - La chronique, Les dépêches hebdomadaires, Revue Criminalités and tagged , , .

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