L'ANTI MAFIA CONTRE LE GOUVERNEMENT ?

DESCENTE DE POLICE CHEZ LE PREMIER MINISTRE TCHÈQUE

Vendredi 14 juin, sept personnes, dont Jana Nagyova, la directrice de cabinet du premier ministre Petr Necas, ont été mise en examen dans le cadre d'une enquêtesur une affaire de corruption qui éclabousse le gouvernement. Il est question d'écoutes téléphoniques illégales, d'abus de mouvoir et de pots de vins.

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400 policiers mobilisés pour une nuit d'interpellations de responsables politiques au pouvoir. A Prague,au siège du gouvernement, jeudi matin 13 juin, peu après minuit, le Premier ministre de droite Petr Necas a dû ouvrir sa porte au chef de l'UOOZ, l'unité de lutte contre le crime organisé.

De semblables descentes ont eu lieu au ministère de la Défense, à la mairie de Prague, aux sièges de plusieurs organismes d’État. Jana Nagyova, cheffe de cabinet et bras droit du Premier ministre, a été interpellée, mais aussi Petr Tluchor, ancien chef du groupe parlementaire de l'ODS (le parti du Premier ministre), l'ancien ministre de l'Agriculture Ivan Fuksa, l'ancien vice-ministre de la Santé Marek Snajdr, et Milan Kovanda, le chef du service de renseignement militaire, tout comme son prédécesseur, Ondrej Palenik. La police mène aussi des investigations sur des comptes de la banque Komercni à Prague et a aussi mené ses enquêtes vers les bureaux de lobbyistes influents et hommes d'affaires et lobbyistes controversés, liés à la mairie de Prague et soupçonnés de malversations.

Dans les heures qui ont suivi l'opération de police, ni le ministre de l'Intérieur, ni le porte parole de l'UOOZ n'ont donné les raisons ou le cadre de ce coup de filet. Le parlement a interrompu sa session jeudi 13 juin. Le Premier ministre déclare n'avoir rien à se reprocher et refuse de démissionner, ce que lui demande l'opposition.

Déjà, en août 2012, l'UOOZ affirmait que la corruption au sein de l'administration d’État était un des facteurs les plus important d'encouragement aux criminalités organisées.

Après l'ère de la révolution de velours rompant avec le communisme et qui a mis Vaclav Havel au pouvoir, la république tchèque a rompu avec l'état de grâce, les gouvernements qui se sont succédés après Vaclav Havel ont été entachés d'accusations de corruption et de rumeurs, même si aucune poursuite n'a mené à un procès.

Sources : AFP ; ceskenoviny.cz ; Prague Monitor ; Reuters; New York Times.

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Posted in Criminalités n°8 - juin, juillet, août 2013, Dépêches / n°8, Les dépêches - La chronique, Les dépêches hebdomadaires, Revue Criminalités and tagged , , .

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