Football et corruption :  rebondissement

Jack Warner, un des anciens patrons de la FIFA, dans le collimateur du FBI. Le domaine d'enquête habituel de l'équipe du FBI ouvre bien des suppositions...

 

       Il suffit d'un élément d'une dépêche pour lancer des hypothèses.

       Selon l'agence de presse Reuters, une enquête s'intéresse à un des anciens patrons mondiaux du football, actuellement ministre à Trinidad et Tobago, Jack Warner. A priori, les soupçons et rumeurs qui l'ont poussé à démissionner de la Fifa en, juin 2011 concernaient plus des enjeux personnels et de géopolitique du gouvernement mondial du football, sans rapport avec les criminalités organisées. Mais voilà, l'équipe du FBI basée à New York et en charge de l'enquête sur ces dérives du football qui vise Jack Warner est habituellement spécialisée dans le crime organisé des pays de l'Est européen. Pour cette unité d'investigation, le terme d'« Eurasian organised crime » englobe des groupes russes, baltes, d'Europe centrale des Balkans, du Caucase et d'Asie centrale.

       L'enquête du FBI américain, qui piste une somme de 5 millions de dollars US, a recueilli le témoignage apparemment à charge de son fils Daryan Warner. Depuis au moins l'été 2011 le FBI s'intéresse à des mouvements de fonds autour d'un demi million de dollars, passés de l'association du football des îles des Carabes, la CFU (Caribbean Football Union) vers une compagnie offshore détenue par Chuck Blazer, un ancien baron du football aux États-Unis.

       D'autres enquêtes ont dévoilé des soupçons sur des détournements de fonds au sein de la fédération de Trinidad et Tobago, des fonds navigant entre Corée et Caraïbes, et des sommes versées à titre humanitaire par la Fifa et destinées aux victimes du tremblement de terre à Haïti en janvier 2010.

        Austin Jack Warner, 68 ans, dit « Jack », est un homme d'affaires originaire de Trinidad-et-Tobago deux petites îles des Caraïbes, à peine 1,3 million d'habitants, où il occupe toujours le poste de ministre de la sécurité. La chute publique de l'ancien boss de foot aux Amériques date de juin 2011, quand il démissionne de la Fifa après près de trente années de services.

       Il quitte alors aussi la présidence de la la Confédération d'Amérique du Nord et centrale de football (Concacaf, Confederation of North, Central American and Caribbean Association Football). Au sein de la Fifa, il était soupçonné d'une entente avec un autre vice président de la Fifa à l'époque le Qatari Mohamed Bin Hammam, dans le but supposé de s'assurer le soutien des voix des représentants des Caraïbes à la candidature du Qatari à la présidence de la Fifa. Warner et Bin Hammas ont nié avoir enfreint la moindre règle. Mohamed Bin Hammam a quand même été banni a vie des instances du football pour corruption des officiels caribéens.

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