UN NOUVEAU MARCHÉ : LA RECONVERSION DES YAKUSAS

JAPON : FAUX DOIGTS

POUR VRAIS OU FAUX REPENTIS

 2 300 euros le doigt.

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Ce n'est pas le tarif d'un trafic de fragments humains mais un commerce licite de prothèses de doigts en résine. L'entreprise Aiwa Gishi, située dans un quartier résidentiel de Tokyo, réalise des prothèses en silicone, notamment pour les anciens membres de la mafia japonaise, les yakusa.

Chez les yakuza, toute infraction au code d'honneur se paie par l'amputation d'un doigt, à commencer par le petit doigt. Soit volontaire, soit comme punition. Un rituel dénommé « yubitsume ». Pour redevenir un « katagi », un homme honnête, il faudrait pouvoir effacer ces stigmates, très explicites dans la société japonaise. Pour l'instant 5 % de la clientèle de la société de Shintaro Hayashi est composé par ces repentis, le reste étant formé de plus classiques accidentés de la vie.

Ce fabriquant des prothèses sur mesure réalise de faux doigts de qualité, en respectant les teinte de pigmentation et la pilosité de chacun de ses clients. Est même prévue la possibilité s'adapter aux saison et aux couleurs de peau changeant selon l'exposition au soleil. Elles permettent à ces anciens membres de la mafia de gommer les stigmates de leur passé.

Ce marché croissant d'anciens yakuza masquant les traces de leur ancienne appartenance, ou provisoirement pour assister à une cérémonie, un mariage hors du milieu, est aussi un contrepoint à l'action de la police et de la justice pour lutter contre un milieu jusqu'ici le plus souvent toléré.

Sources : AFP ; Japan daily ; ABC news.

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Posted in Criminalités n°8 - juin, juillet, août 2013, Dépêches / n°8, Les dépêches - La chronique, Les dépêches hebdomadaires, Revue Criminalités and tagged , , .

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