La bourse de New-York criminogène

Selon l'étude d'un universitaire, économiste spécialiste des finances, des comportements financier et des banqueroutes, les hausses du Dow Jones encouragent la commission de crimes et délits.

On pourrait parler d'un effet criminogène induit des réussites boursières à Wall Street. Quand la bourse de New York est en hausse, la criminalité suit. Parallèle troublant. Et si cette constatation englobe la criminalité financière et les fraudes boursières, elle étend la corrélation à la petite criminalité, non organisée et organisée à petite échelle. Des crimes et délits relevés dans les quartiers pauvres, agressions, homicides, vols, usages de drogues, viols et agressions sexuelles.

Une étude récente de 59 pages, prenant en compte des données émanant de 27 Etats des Etats-Unis, avec des faits relevés de 1991 à 2012, évalue les effets sociaux et réels de l'impact des évolution des marchés boursiers.

On pense que la sphère boursière est aux antipodes du quotidien des déshérités du système. Alors comme analyser cet effet induit? Quel lien entre les hausses de Wall Street et l'augmentation statistique des crimes et agressions dans les territoires urbains frappé par la pauvreté ?

Pour  le quotidien économique français Les Echos,

« Quand le Dow Jones augmente fortement, les pauvres (qui détiennent rarement des actions) ressentent d’autant plus vivement leur état de dénuement, ce qui peut les inciter à commettre des délits. En effet, la présence incessante de Wall Street dans la vie quotidienne des Américains exerce des effets néfastes et persistants sur les comportements. »

John R. Huck, l'auteur de l'étude universitaire produit un modèle mathématique avec une équation pour la version mathématique  et une autre pour sa version empirique. Une bonne partie des crimes et délits utilisées pour cette études sont commis dans la sphère domestique.

Une hausse globale de la bourse  américaine étant supposée renforcer non seulement le ressenti de pauvreté des plus démunis mais aussi leur sentiment d’échec personnel générant une sorte de frustration instantanée accrue...

Le Dow Jones au beau fixe agirait comme un révélateur des inégalités et de la manière dont cette injustice est vécue au bas de l'échelle par les victimes du système.

Sources :  Rapport  “Taking a beating on the stock market : crime and stock returns “, John Huck, University of Michigan, Ross School of Business; Les Echos.

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