La Chine, pas forcément le grand cyber Satan

Le péril jaune du cyber espace, une invention américaine ?

Le New York Times et Twitter victimes de cyber-attaques. Le conflit syrien a ainsi ouvert une extension du front dans l'espace virtuel du web et des réseaux sociaux. Dans la nuit du 27 au 28 août, l'« Armée électronique syrienne », un groupe de cyber-pirates soutenant le régime de Bachar al-Assad a partiellement paralysé la plate forme internet du New York Times. Le réseau social Twitter a également subi des attaques. Les conflits traditionnels ont désormais étendu leurs geurres dans l'espace virtuel, naturelle extension du domaine de la lutte.

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Selon un article de Frédérick Douzet*, publié par Diploweb, si la Chine est désignée comme l'ennemi public numéro 1 par les États-Unis, le doute est permis, cette accusation n'étant pas forcément une réalité inrréfutable. Pour le gouvernement Obama, cette mise à l'index peut apparaître comme une manœuvre de diversion mondiale, pour braquer les regards ailleurs.

« L’affaire PRISM a révélé ce que nombre d’experts savaient déjà : la Chine n’est pas le seul enfant terrible du cyberespace, loin de là. Et toute la propagande chinoise est désormais axée sur l’affaire Snowden qui a révélé en juin 2013 l’ampleur de la surveillance menée par la NSA aux États-Unis et dans le monde. La France, la Russie, Israël sont également réputés pour leur utilisation offensive des cybercapacités. Toutes les attaques dont la trace remonte en Chine ne proviennent pas nécessairement de Chine tant les serveurs sont relativement simples à pénétrer et peuvent faire écran aux desseins d’autres acteurs. Il n’est nullement question de nier l’ampleur des intrusions et de l’espionnage mené par la Chine mais de relativiser le discours que d’autres nations peuvent tenir à son encontre», écrit Frédérick Douzet.

En juin dernier une semaine après les premières fuites sur le programme PRISM, un quotidien de Hong Kong, le South China Morning Post, a révélé qu’Edward Snowden, l'agent de la CIA à l'origine de ces révélations, détenait des documents détaillés sur les cyberattaques américaines contre la Chine.

Les États-Unis sont « le plus grand voyou de notre temps » en matière d'attaques informatiques, a alors fustigé l'agence Chine nouvelle, après les dernières accusations de piratage américain contre la Chine d'Edward Snowden. Ces accusations « montrent que les États-Unis, qui ont longtemps essayé de se présenter comme une victime innocente des cyberattaques, se sont révélés être le plus grand voyou de notre temps », dans ce domaine, accuse l'agence officielle chinoise.

Selon les nouvelles fuites d'août dernier sur le dossier Prism, les services de renseignement des États-Unis auraient en 2011 lancé quelque 231 cyberattaques contre l’Iran, la Russie, la Chine et la Corée du Nord.

Sources : Diploweb ; AFP ; Le Monde.

* Titulaire de la Chaire Castex de cyberstratégie, professeur à l’Institut Français de Géopolitique de l’Université Paris 8.

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