La coca colle à la culture

Quelque 20 000 cocaleros, producteurs et consommateurs de coca dans les rues de la Paz contre la diabolisation de la feuille verte.

« On est là pour montrer que la coca n'est pas blanche, mais verte. Certains pays comme les Etats-Unis ne veulent pas comprendre que la coca n'est pas nocive, mais au contraire bonne pour la santé » a dit Ernesto Cordero, président de l'Association départementale de cocaleros de Yungas de La Paz.

Quelque 20 000 de ces producteurs ont manifesté  mardi 12 mars dans la capitale bolivienne jusqu'à  l'ambassade des Etats Unis, à l’occasion de la deuxième « Journée nationale de mastication de la feuille de coca ». « Nous avons vaincu au plan national. Désormais la lutte [pour la reconnaissance] est internationale » a déclaré Ernesto Cordero.

L'objectif est de démontrer aux Etats-Unis et au reste du monde que la coca ne doit pas être assimilée à la cocaïne, et que « la Bolivie, avec ses petits moyens et en souveraineté, a obtenu ces dernières années d'importants résultats dans la lutte anti drogue ».

Pour protester contre la « diabolisation » de la plante « menée par les Etats-Unis », la Bolivie a lancé une campagne internationale pour la reconnaissance de la mastication traditionnelle de la feuille de coca  et obtenu  le 10 janvier 2013 l'appui de 169 pays pour qua la Bolivie.

En 2012 le gouvernement bolivien a décrété  le 12 mars Journée nationale de l'« acullico », du nom de la petite boule faite avec des feuilles de coca et qui se mastique pour en extraire le jus en bouche.

La Bolivie milite depuis plusieurs années pour la défense de la feuille de coca millénaire, pour faire admettre et respecter ses usages et coutumes ancestrales qui appartiennent au patrimoine culturel et à l'identité du peuple bolivien.

Ce qui fait écho à la décision prise l’an passé par l’ONU d’autoriser les Boliviens à mâcher des feuilles de coca, une pratique ancestrale dans les Andes, mais qui était jusque-là interdite par la Convention unique sur les stupéfiants des Nations unies.

Sources : Libération (Paris, France) ; El Deber (Santa Cruz, Bolivie); Eju TV, (La Paz, Bolivia) dépêche ABI, Agencia boliviana de information

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