Contre le crime organisé : l'exemple d'une Europe

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Mafias.fr dans la Revue Politique et Parlementaire

 

Retrouvez un article de Fabrice Rizzoli

Revue Politique et Parlementaire, n°1067, avril / juin 2013

La lutte contre le crime organisé :

L’exemple d’une Europe de la justice et des peuples

Premières lignes :

« Le 18 juin 2010, l’Office des nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) déclare que le crime organisé constitue une menace pour l’ordre mondial. Pour la première fois, une instance de cet acabit évalue le crime organisé à sa juste valeur. Dans un monde bipolaire, le crime organisé n’existait pas. Avec la chute du mur de Berlin et la mondialisation, le crime organisé est devenu un acteur majeur de la géopolitique. Les États ont réagi avec la convention de Naples en 1994 et celle de Palerme en 2000 : modernisation des appareils répressifs associés aux différentes institutions de lutte contre le blanchiment (GAFI, TRACFIN en France), contre la fraude (OLAF), contre le trafic de stupéfiants (ONUDC), et renforcement de la coopération des services (Europol, Eurojust). Une définition très technique, en 11 points, du crime organisé à vu le jour : une collaboration entre plus de deux personnes, des tâches spécifiques étant attribuées à chacune d’entre elles, sur une période assez longue ou indéterminée, avec une forme de discipline et de contrôle, suspectée d’avoir commis des infractions pénales graves, agissant au niveau international, recourant à la violence ou à d’autres moyens d’intimidation, utilisant des structures commerciales ou de type commercial, se livrant au blanchiment de l’argent, exerçant une influence sur les milieux politiques, les médias, l’administration publique, le pouvoir judiciaire ou l’économie, agissant pour le profit et/ou le pouvoir.
Selon le rapport Europol 2013, environ 3 600 groupes criminels sont opérationnels dans l’Union européenne, essentiellement dans le trafic transnational de drogue même si la crise économique et le développement d’Internet offrent de nouvelles opportunités d’accumulation du capital. Les groupes criminels reposent en général sur un triptyque (une activité, une ethnie, un crime) et s’organisent de manière verticale selon le modèle producteur-distributeur-vendeur. Mais (...) »

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