La mafia met le couvert

Petit rappels de l'histoire culinaire de la mafia.

Retour en arrière : en août 1958, Don Genco Russo d'Agrigente ordonne à Luciano Liggio, figure montante de la nouvelle Mafia, de liquider le Dottore Navarra, chef du clan Corleone. Ça se passe autour d'une immense table où trônent du pain, du sel, de l'ail et du vin. Don Genco tend aux convives cinq morceaux de pain qu'il vient de frotter d'ail, en gardant un pour lui.

« Six mains trempèrent le pain dans l'assiette de sel. Chacun mangea la moitié de son morceau et but la moitié du verre de vin qu'il avait devant lui. Don Genco dit alors à Liggio ;
-Va, nous t'attendons pour finir le repas.
 Le pain signifiait l'union, le sel le courage, le vin le sang et l'ail le silence »,

écrivait  Jacques Kermoal il y a près de trente ans rappelant que « Le repas mafioso est une liturgie ».
Le pain, le vin, le sang, ça ne rappelle rien à personne ?

Source : « La mafia se met à table , histoires et recettes de l'honorable société ». Jacques Kermoal et Martine Bartolomei, 214 pages, ed. Actes sud, mai 1986.

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