La sécurité dans l’Etat indien du Manipur

Conflit intérieur dans l’Etat de Manipur : inquiétudes sur la sécurité au delà de l’approche conventionnelle.

 

Nous attachons du prix au fait d’être une espèce éclairée sur la planète Terre et pour toujours sécuriser les frontières nationales ou d’affirmer le caractère unique ou la supériorité de notre ethnie nous transgressons toute frontière ethnique pour avoir le côté vainqueur ;

Manipur, un Etat dans le Nord Est de l’Inde a été en situation conflictuelle pour plus de 40 ans se déroulant selon le Programme des données conflictuelles d’Uppsala qui définit des pertes de 25 vies humaines par an dans des différends armés avec des forces gouvernementales comme un état de conflit. Dans les 40ans passés, Manipur a dépassé ce critère par centaines ou plus..

 

Cet écart est la violence silencieuse, qui est loin d’être plaisante pour ceux qui vivent avec. Un Manipurien est exposé à la possibilité d’être pris dans des exercices combinés inattendus des différentes forces armées présentes en nombre significatif dans l’Etat ; dans la menace d’une explosion de bombe ou pris dans des échanges de coups de feu entre les forces armées et des rebelles ou dans des litiges armés entre des groupes de militants insurgée eux-mêmes.

 

Du 1er janvier au 19 février 2015, il y a eu 29 explosions de bombes, la minimisation de l’emplacement de la durée des pertes de vie ; la perte de vies civiles peut rendre les choses difficiles pour les forces armées et paramilitaires, et pour les groupes militants avec l’érosion du soutien du public. Cet article explore un intéressant chaudron de problèmes comme la violation des droits humains, l’activisme de rebelles, la corruption, un manque de d’accent sur la sécurité politique et socio-économique, le trafic de drogues et un manque de responsabilité dans le Manipur, dans lesquels les jeunes habitants du Manipur prennent forme.

 

Sécuriser le Territoire et sa population

 

L’approche sécuritaire que dicte une approche militaire requiert d‘imposer une présence militaire avec la perspective d’un développement et d’une spécialisation, la mise à jour de la surveillance et son intégration dans la société. La présence de multiples groupes ethniques dans la région avec différentes positions sur l’intégrité territoriale, la gouvernance locale et un terrain durement difficile fait que c’est difficile de délimiter des espaces qui puissent faire l’objet de patrouilles et de contrôles.

 

La pertinence de l’Acte de Forces Armées - Pouvoirs spéciaux - rendu applicable dans la région reste critiquable dans le cadre démocratique de l’Inde. Il peut avoir été bon pour un gouvernement colonial d’adopter la loi des Forces Armées ; mais les temps n’ont-ils pas changé ?

 

La composition multi-ethnique avec divers plans pour leur terrain fait une dépendance exclusive ???LA concentration sur une expression violente comme une solution ignore la réalité d’une impression grandissante d’aliénation, de déshumanisation et de discrimination. Ceci joint à une mauvaise gouvernance fait de la Paix une proposition de défi.

 

Les interventions de forces armées ou paramilitaires se réduisent souvent à des opérations de fouilles des arrestations préventives, des exécutions sommaires (en légitime défense ou non) ou en meurtres extra-judiciaires. Ce qui reste dans l’esprit du peuple est que les meurtres extra-judiciaires et non une action civique sont exécutés par les militaires.

 

Au sujet des meurtres extra-judiciaires certains aspects sont perceptibles :

 

*rien ne peut expliquer les corps criblés de balles tirés de différents côtés, qui se multiplient dans des quartiers confinés. Si l’élimination est la solution, alors toute une nation aura besoin de tireurs embusquée, entraînés pour une gestion de la sécurité rentable avec des munitions, du personnel et des infrastructures.

 

* l’opération Bluebird (1987) est un exemple remarquable de l’approche adoptée dans la région. Les forces du Centre Paramilitaire ont tenu un village concerné sous la terreur comme représailles pour avoir été attaqué et avoir perdu une grande quantité d’armes et de munitions. Ceci ne peut pas être un moyen de mettre en place es frontières sûres et l’espoir de construire des ponts vers la démocratie. L’appareil d’Etat resta désarmé et il fallu une intervention pour assurer les droits légaux des citoyens un procès public à la Haute Cour de Guwahati. Les audiences furent terminées au bout de cinq ans mais le jugement est gardé en réserve. Un usage abusif de la force ne fut pas rare, en 2009 un usage sans discrimination du pouvoir des armes en plein jour conduisit le public à protester et par conséquent à refuser de tels cas. La force excessive peut inspirer de la peur, de la colère, un désir de vengeance, pas la Paix.

 

* A la différence d’une guerre contre un autre Etat, les forces paramilitaires et la population locale doivent survivre côte à côte, ici. Ceci complique la situation, car, comme l’indique Vebel David, il existe la possibilité d’un cercle vicieux de violence renforcée, lorsque ceux qui ont commis des actes de violence se voient récompensés, ce qui inspire des sentiments chez les victimes et ceux qui sympathisent avec elles.  C’est un don personnel ???

 

* Les organisations de défense des Droits Humains essayent de s’occuper des intérêts des personnes victimes ou négativement affectées par le conflit existant. Les organisations se sont réunies dans une plate-forme connue sous le nom de Coalition de la Société Civile pour les Droits Humains dans le Manipur pour affirmer la perspective des droits humains au niveau national et international. C’est un besoin pour le gouvernement de créer un sentiment de responsabilité par des procès rapides et l’allocation de dédommagements quand des civils sont tués ou blessés. Se battre pour la Justice ne constitue-t-il pas une part de la souveraineté démocratique d’une nation ? La nation aussi le doit aux forces armées si l’injustice est tout ce dont qu’elle sont capables, sinon l’Inde ne pourrait pas être une démocratie fonctionnant.

 

II Affirmer les identités ethniques et la propriété de territoires

 

Le mécontentement de groupes premiers vient de leur conviction et de leur expérience comme quoi leur souveraineté nationale leur a été enlevée par l’inde, manoeuvrant ce qui appelle un meilleur sens politique ? Probablement la peur d’un bouleversement politique dicté par les réalités a eu le dernier mot ?

 

Les aspirations politiques sont liées à l’ethnicité et aux résultats ? dans quelques 35 groupes clandestins. Durant des années le nombre de ces groupes a augmenté seulement à cause de désaccords internes, et des branches ou des entités séparées se sont formées. La scission survenant généralement comme le résultat des positions fondées sur des négociations avec le gouvernement de l’Inde, quand certains membres désapprouvent les arrangements tactiques atteints. A certaines occasions ces groupes ont ouvert un parapluie pour affirmer leur opposition au Gouvernement de l’Inde.

 

Les groupes clandestins méprisent les critiques et peuvent assurer leur contrôle sur une aire particulière en utilisant la peur comme stratégie principale. Leur vision étroite est évidente dans leur intérêt pour la gestion financière, leur implication dans le trafic et la contrebande d’armes, la levée de taxes, le contrôle moral et leur présence dans la direction des organisations recueillant de l’information, et leur intérêt pour des ? choisies. Ils gardent un silence total sur la qualité de vie des faibles sur la violence silencieuse expérimentée par des groupes marginalisés. Insatisfaction  - un plan stratégique ?

 

De solides liens claniques ont assuré l’unité entre des groupes dans la population, mais la question est maintenant : pour combien de temps ? La disparité croissante entre groupes et à l’intérieur des groupes ethniques pourra défaire ces liens. Une génération plus jeune moins exposée à la loi coutumière et la tradition peut n’avoir eu l’expérience que de la discrimination issue d’une irresponsabilité dans la gouvernance. Victimes de déplacements, faibles face aux activités des trafiquants, recherchant des aventures illégales juste pour faire des groupes clandestins de vie et de rencontres, et/ou exposés aux drogues et à  leur trafic.

 

La concentration sur la peur comme stratégie, de l’Etat comme des acteurs non étatiques, a conduit à une réalité complexe. La population locale considère tout au plus que son point de référence et son objectif revient à éviter les frictions avec l’Etat et les acteurs non étatiques, tous deux insistant sur la puissance brutale derrière leur présence ??

 

Penser en dépassant cela est perçu comme un terrain inconfortable et cela assure une irresponsabilité totale la manière de gouverner et dans la fourniture des services de santé et des allocations. L’Etat et les acteurs non étatiques ont tous eux réussis à affirmer la peur comme une stratégie - bien au delà de leurs intentions ?

 

Mais la société du Manipur est en train d’affuter ses compétences de survie, que ce soit en ignorant le besoin de responsabilité ou renforçant la corruption existante par des actions directes, un soutien tactique ou en étant des spectateurs silencieux. Ceci bénéficie seulement à une élite minoritaire de groupes d’intérêts particuliers aussi bien dans l’appareil d’Etat qu’en dehors de lui.

 

III Le coût d’une perception sélective

 

Le Gouvernement se focalise sur une paix négative (absence de guerre et de violence) et ignore les problèmes structurels et institutionnels qui crée de la violence silencieuse dans le système et viole les droits des groupes marginalisés. Ceci a créé une réalité complexe où :

a) La démocratie - une réalité illusoire

 

Abraham Lincoln a dit que la démocratie est le pouvoir « du peuple, par le peuple et pour le peuple. » Une définition différente de la démocratie a émergé dans l’esprit du peuple du Manipur : « Acheter le peuple, contraindre le peuple, et HORS du peuple ».

Avant chaque élection toute mesure (comme la peur ou les gains monétaires) est utilisée pour s’assurer de la participation de la communauté et après que les élections ont eu lieu le people découvre qu’il est hors du cadre de référence.

 

Le gouvernement se focalise sur la sécurité militaire ; l’hypothèse semble être qu’après que la paix sera achevée, alors la stabilité des institutions et le système de gouvernement pourra se renforcer et en cela se développeront des mécanismes donnant de la légitimité. Cette méthode, dans une épreuve qui s’étire longuement, tourne à une torture silencieuse pour les citoyens, notamment pour les groupes les plus marginalisés et dénués de pouvoir. Ceci produit un environnement propice à la corruption à prendre racine, des intérêts particuliers à prospérer et des prétextes à ce que se développent au-dessus et dans le système des acteurs étatiques et non-étatiques divers et variés.

 

L’ignorance d’une sécurité politique, ou l’indifférence à celle-ci est évidente même après des décades où l’Etat est dépendant d’une aide au développement venue du centre, qui arrive comme un évènement régulièrement retardé. L’absence totale d’effort pour développer localement pour faciliter la croissance, ligote le gouvernement local même en termes de penser le changement.

 

Le gouvernement actuel mets l’accent sur le besoin d’un East Policy Act au lieu d’un Look East Policy ??. Un manque total d’intérêt pour la capacité de construire dans les différentes sphères du développement, réduit la portée des bénéfices pour la majorité de la population venant des futurs plans de développements. C’est facile de mettre en place des infrastructures pour de la formation de trouver des formateurs de formateurs serait une tâche ardue, notamment pour les zones rurales ou les districts de montagnes.

b) Sécurité socio-économique absente ou déformée

 

La sécurité socio-économique est ignorée par les acteurs étatiques et non-étatiques. Ce sont les associations d’étudiants qui affirment les mêmes choses, les problèmes nés de la hausse des prix, le besoin de transformer les collèges privés en institutions publiques, le système public de redistribution et les frais grandissants du système éducatif. Une association d’étudiants, All Manipur Students Union (AMSU), appelle à la responsabilité pour un soutien public à des problèmes choisis - un permis intérieur, des restrictions aux flux d’émigrants et d’immigrants et l’usage des textes originaux de la langue Meetei.

 

Il est difficile pour des organisations d’étudiants de continuer dans des initiatives intenses de promotion en réalisant leurs aspirations universitaires et cela conduit à une grande rotation des individus actifs dans ces activités. Ils sont incapables de tenir sur une longue période de temps une bagarre technique et administrative continuelle organisée avec le gouvernement.

 

Meira Paibis’s ( un mouvement féminin), une force avec laquelle il faut compter, s’est focalisé beaucoup plus sur la violence des acteurs étatiques et parfois sur la hausse des prix..

 

D’importants problèmes pour les citoyens actuels et futurs dans l’Etat :

 

* les écoles gouvernementales ont systématiquement connu des dysfonctionnements et beaucoup ont fermé définitivement. En même temps les écoles privées ont proliféré dans la zone des vallées comme centres scolaires. Elles limitent les possibilités pour l’éducation des enfants des familles pauvres ou originaires des zones rurales. Une éducation primaire est obligatoire et les élèves sont automatiquement du fait des notes d’examen enregistrées par le gouvernement montré de l’amélioration dans l’éducation ??? jusqu’à l’école primaire.

 

* l’élite envoie ses enfants dans d’autres états ou dans des écoles privées dans le Manipur et ils accèdent à la scolarisation sur tous les sujets. Un élève finit par passer neuf heures à apprendre par cœur. Les cours sont devenus un commerce prospère faisant de la publicité pour essayer d’inciter des enfants de 6 ans à rechercher leur services.

 

* Les institutions du gouvernement font face dans les districts des montagnes à des problèmes d’absentéisme du corps enseignant. L’école dépend des ressources de la vallée, qui font régulièrement appel à ses services mais retarde seulement à collecter leur rémunération mensuelle. L’enseignant charge de son travail une personne locale pour une maigre somme d’argent.

 

* L’irresponsabilité a conduit à une situation où les élèves font l’objet de trafics avec la promesse d’une éducation meilleure dans des internats. Des enquêtes de journaux indiquent que des enfants vendus y sont délibérément envoyés par leur famille et que leur contact était généralement une personne connue et travaillant dans un autre Etat. Tant que la fourniture des services de l’éducation ne sera pas drastiquement modifiée, ce scénario pourra faire l’objet de reportages ou se montrer difficile à détecter. L’intervention du Gouvernement s’est beaucoup limitée à créer des connaissances sur la situation par des affiches sur les murs et à des maisons d’enfants. La récente affaire d’une fille s’échappant d’une maison d’enfants à cause d’abus sexuels par un membre du personnel de l’institution montre que la situation est loin d’être paisible.

 

* Pendant que les écoles prolifèrent, seul un nombre choisi d’écoles est autorisé à recevoir des élèves pour les examens terminaux des classes X à XII. Ceci crée vraiment des problèmes de logistique et le chaos pour les élèves, comme il est possible que leur inscription à l’examen soit invalidée. Beaucoup d’écoles autorisées à gérer des examens se trouvent dans la vallée et cela réduit le nombre des filles venant des districts de la montagne à chercher une éducation d’un niveau plus élevé. Le nombre de pensionnats pour les filles est beaucoup moindre que celui des pensionnats pour les garçons.

 

* Il n’y a pratiquement aucun intérêt pour des conseils sur les cursus autre que les flux d’éducation comme la médecine ou les ingénieurs chez l’élite même au prix d’importants dons faits aux institutions dans ou hors de l’Etat.

 

* La fourniture de soins pour la santé est déterminée par les mêmes problèmes que les services d’éducation offerts par l’Etat. Les zones rurales sont chargées par lune dépendance aux professionnels de la vallée et ceci signifie une fourniture erratique ou l’absence de services. Il existe une tentative pour se servir de la technologie pour faciliter l’accès au service de santé, mais les heures de ??? augmente des questions. Conformément à des mots clés, le a été capable d’apporter des changements positifs. A côté, chaque groupe ethnique se tourne vers les systèmes traditionnels de soins pour beaucoup de maladies banales, même si les mesures pour renforcer le système de soins sont limitées.

c) Les droits genrés et les lois coutumières et les pratiques traditionnelles.

 

Les femmes peuvent profiter d’une position de pouvoir sous les yeux attentifs des aînés ou la surveillance des hommes. Historiquement, les femmes se sont comportées un groupe de pression sur les questions du gouvernement local et les femmes des différents groupes ethniques ont vraiment joué le rôle de faiseuses de paix (Pukreila dans la communauté Tangkhul Naga). En même temps, l’indépendance et l’auto-suffisance, ne sont pas encouragés, le droit des femmes est réduit à la bijouterie et la propriété des meubles. La propriété immobilière ou le droit à la terre sont hors de leur portée.

 

Dans les conflits, les femmes et les enfants traumatisés par les déplacements résultant des combats ethniques, les mesures de sécurité des forces armées, les familles brisées, ayant perdu leur mari dans un combat avec les forces armées ou les drogues ou le HIV. Veuves et divorcées dont qui voient leurs options limitées et peuvent devenir des travailleuses du sexe, avoir un travail comme courrier pour les drogues, contrebande ... Traditionnellement une divorcée peut perdre ses enfants car ils sont automatiquement placés chez le père.

 

La discrimination du genre commence tôt un couple sans un enfant masculin est connu Suonmawung (sans descendance mâle) même si ils ont beaucoup de filles.

d) renforcement du champ pour la corruption et les activités illégales

 

L’avenir est sombre pour les jeunes, les pot de vin ouvrent vraiment des places au gouvernement ou dans les entreprises privées, pour certains, mais les autres ont besoin de s’essayer dans des activités alternatives qui peuvent dans le Manipur être une ouverture avec les groupes clandestins, d’émigrer ou de se mettre aux activités illégales - des trafics, la culture ou le commerce de narcotiques,. Dans le cas des courriers de biens de contrebande ou de drogues, c’est le plus jetable et vulnérable car ils sont arrêtés par la police ou les services de la répression officielle. Les médias relatent l’implication de femmes, usagers de drogues et d’enfants comme courriers pour les drogues. Les arrestations d’un grand nombre qui mettent en lumière les liens entre la corruption des fores armées et des paramilitaires, le personnel aéronautique, les groupes clandestins et les personnalités locales ont été ignorés ou retardées.et dbaion violente comme une solution ignore

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