Le coût de la piraterie

DE BONS BÉNÉFICES AVEC LA SOMALIE

La baisse des attaques au large n'est pas suivie par une réduction similaire des surcoûts économiques liés à la piraterie maritime.

La baisse du nombre d'attaques peut notamment être reliée aux patrouilles militaires, conjugaisons des forces navales de l'Otan et de la Navfor européenne de l'opération Atalante dans la zone, et à l'embarquement de vigiles armés de société privées.

Mais la piraterie au large des côtes somaliennes a beau avoir chuté de 70 % en 2012, l'impact économique de cette piraterie n'a baissé que de 13 %. Ceci en tenant compte des paiement de rançons (31,75 millions de dollars en 2012 contre 159,6 en 2011), des suppléments de carburant pour contourner les zones dangereuses, les équipements sophistiqués de détection, ou les primes de risques payées aux marins fréquentant ces eaux dangereuses.

Le recours à des gardes armés a vu le coût global de leurs services grimper de 80 % atteignant un montant évalué à 1,43 milliards de dollars (représentant 29 % de l'estimation globale de l'impact chiffré de la piraterie dans cette zone géographique).

Le rapport de l'ONG « Oceans Beyond Piracy » sur les coûts de piraterie somalienne reconnaît que les actions entreprises commencent à payer, mais qu'on ne peut négliger ni abandonner les actions à long terme, de développement et d'opportunités sociales et de ressources à accorder aux populations à terre.

Sources : Telegraph (Nautilus International), « The Economic Cost of Somali Piracy 2012 » (Oceans Beyond Piracy)

Le rapport de l'ONG « Oceans Beyond Piracy »

Eclairage

La revue  fera le point sur un certain nombre d'informations sur la piraterie dans son numéro 8 qui paraîtra le 7 juin.

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