LE SECTEUR FINANCIER BELGE DANS LE COLLIMATEUR

LE LINGOT À BLANCHIR,

SPÉCIALITÉ D'ANVERS

En Belgique, la Cellule de traitement des informations financières (CTIF) révèle dans son dernier rapport que près de 80 % des déclarations de soupçon reçues en 2012 sont liées à des entreprises du secteur financier, bureaux de change (55,79%) et établissements de crédit (22,70%).

[Are_PayPal_LoginPlease]

Autre élément notable ; l’or a concerné près d’un milliard d’euros d’opérations douteuses suspectées de blanchir l’argent de criminalités organisées dans huit dossiers de fraude fiscale. Les enquêteurs ont identifié des trafics de drogues, notamment via la Turquie, des organisations criminelles est-européennes, et des bandes criminelles se livrant au vol ou encore à du blanchiment de fraude fiscale.

En Belgique, pour blanchir de l'or de provenance illicite, on peut, l'échanger chez un négociant contre de l'argent liquide, à Anvers autour du secteur de la gare notamment. Et la loi ne fixe pas de maximum à payer en cash. Selon la directive européenne, tous les marchands de biens sont considérés comme des déclarants potentiels pour la loi anti-blanchiment.

En établissant sa liste des professions concernées, la Belgique n'a retenu que les diamantaires, pas repris les marchands d’or. Après rachat, le négociant peut ensuite réintroduire les lingots illégaux dans le circuit économique officiel. On en retrouve même parfois à la Banque nationale. Et depuis 2008, la hausse des cours de l’or a multiplié le marché du rachats de vieil or après des particuliers. Cet or est revendu à des établissements financiers ou des clients importants en quête de placements.

Sources : La Libre Belgique ; RTBF ; Le Vif (Belgique). Rapport du CTIF

[/Are_PayPal_LoginPlease]

Lire toutes les dépêches

Posted in Criminalités n°8 - juin, juillet, août 2013, Dépêches / n°8, Les dépêches - La chronique, Les dépêches hebdomadaires, Revue Criminalités and tagged , , , .

Laisser un commentaire