Les routes des drogues sous l’œil d'un dirigeable

Ballon d'essai

L'AFFRONTEMENT TECHNOLOGIQUE

Moins coûteux à exploiter que des patrouilles d'avions ou des vols de drones, le dirigeable gonflé à l'hélium revient au goût du jour. Pour opérer une surveillance aérienne des trafics de drogues dans le golfe du Mexique et aux Caraïbes, l’US Navy teste depuis avril 2013 un ballon dirigeable MZ-3A, long de 55 mètres et propulsé par deux moteurs de 180 cv. Sa capacité d'embarquement est de dix personnes, son autonomie est de 15 heures à une vitesse de 45 nœuds.

Stable, manœuvrant, pouvant se maintenir en vol stationnaire, capable d’embarquer une multitude de capteurs et d'équipements technologiques de détection, un dirigeable est à même d'assurer une surveillance maritime jusqu'à une centaine de milles nautiques des côtes.

« Les organisations criminelles transnationales utilisent différentes tactiques pour la contrebande, avec des embarcations rapides et basses sur l’eau, des signatures de communications masquées et une coordination sophistiquée pour acheminer jusqu’aux États-Unis des cargaisons illicites »,  explique le contre-amiral Sinclair M. Harris, commandant des forces navales américaines du sud au sein de la 4ème flotte de l'US navy.

La France étudie aussi un usage de ballon mobile pour la surveillance maritime.

Sources : Mer et marine, Jacksonville.com, Navair news.

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