Mexique : Économie informelle, part criminelle

L'économie souterraine, illégale, criminelle. Question de recouvrements...

L'économie informelle plus facile à combattre que la criminalité ? C'est la thèse d'un universitaire américain, John Bailey. Spécialiste des criminalités à l'Université de Georgetown, université catholique jésuite basée à Washington DC, il considère selon les calculs de différents instituts que 32 % du PIB mexicain est lié à cette économie souterraine. Et que 2 à 3 % est de caractère criminel. Des pourcentages à rapprocher de ceux du Pérou (58% du PIB) ou du Brésil (43%) selon une étude réalisée pour la banque mondiale en 2002 sur une centaine de pays par l'économiste Friedrich Schnieder .

John Bailey concède cependant :

« Il est difficile d'estimer combien représente l'économie illégale au Mexique : les données ne sont pas fiables. Pourtant, on peut dire que ça représente au moins 2 à 3 % de l'économie formelle, ça signifie un montant de 30 000 et 50 000 millions de dollars en 2012 ».

L'économie formelle vend des biens et des services qui n'ont pas de caractère criminel en tant que tel. Mais en dissimulant ces ressources aux services de l’État, fisc ou fraude aux cotisations aux organismes sociaux notamment. L'économie criminelle inclut des activités pleinement illégales, comme l'extorsion de fonds, les prises d'otages et séquestrations, le trafic de drogues et d'armes, entre autres. En pratique, pourtant, les deux économies se superposent partiellement y s'influencent mutuellement.

Les criminalités organisées sont liées à ces marchés informels dans un processus connu comme la « mondialisation par le bas » incluant contrefaçon et contrebandes de biens de consommation dont les réseaux se ramifient jusqu'en Chine, en Inde et d'autres pays d'origine. L'économie souterraine diffuse des produits de luxe d'imitations ou de médicaments contrefaits. Elle recycle aussi les produits des vols, d'automobiles notamment, revendues pour les pièces détachées sur le marché mexicain,

L'économie informelle conserve au Mexique un certain dynamisme, du fait des prix offerts, inférieurs aux tarifs du marché légal. Deuxième raison de sa prospérité, une certaine impunité de ces activités sous le manteau qui bénéficient de l'appui des partis politiques. « C'est plus une tolérance officielle qu'un problème culturel » selon John Bailey. Les autorités hésitent à « criminaliser la pauvreté » et certains politiques voient même le commerce informel comme un élément d'une certaine paix sociale qui permet l'accès à des produits en forte demande, électronique, DVD.

Sources : El Economista (Mexico) ; El Financiero ( Mexico) ; El Porvenir ( Mexico).

L'économie souterraine, illégale, criminelle. Question de recouvrements...

L'économie informelle plus facile à combattre que la criminalité ? C'est la thèse d'un universitaire américain, John Bailey. Spécialiste des criminalités à l'Université de Georgetown, université catholique jésuite basée à Washington DC, il considère selon les calculs de différents instituts que 32 % du PIB mexicain est lié à cette économie souterraine. Et que 2 à 3 % est de caractère criminel. Des pourcentages à rapprocher de ceux du Pérou (58% du PIB) ou du Brésil (43%) selon une étude réalisée sur une centaine de pays par l'économiste Friedrich Schnieder pour la banque mondiale en 2002.

http://rru.worldbank.org/Documents/PapersLinks/informal_economy.pdf

John Bailey concède cependant :

Posted in Criminalités n°9 - septembre 2013, Dépêches / n°9, La chronique - dépêches et débats, La Gazette (intégrale), Les dépêches - La chronique, Les dépêches hebdomadaires, Revue Criminalités.

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