Morts de juges

Michel, Renaud, deux morts mystérieuses de juges en librairie cet automne. Des enquêtes signées Thierry Colombié, et Benoit Collombat et Etienne Davodeau. En attendant « La French », film réalisé par Cédric Jumenez, avec Jean Dujardin dans le rôle du juge Michel, dans les salles début décembre.

Deux motards pour le  juge Michel

Après le juge Renaud, Pierre Michel est le deuxième juge assassiné en France sur les ordres de réseaux du crime organisé depuis l'Occupation en France.
21 octobre 1981. Le juge Pierre Michel est tué par balle au plein cœur de Marseille. Deux inconnus à moto s’évanouissent dans la nature. La France entière est sous le choc. Pendant des semaines, les policiers font chou blanc. Une empreinte sur la puissante moto qui a véhiculé les assassins les mène à des demi-sels du Milieu. Interpellés, écroués, ils ne parlent pas. Ils reçoivent discrètement de l'argent pour « cantiner » en prison et payer les frais d'avocats. Mais très vite, les regards se tournent vers Gaétan Zampa, présenté comme le parrain de Marseille, proche des hommes mis en examen. A son tour écroué fin 1983 dans une affaire financière, Zampa se suicide en prison après avoir crié son innocence.

En 1986, « l'affaire Michel » ressurgit suite aux déclarations, depuis la Suisse, de Wiesgrill et Scapula : les deux trafiquants internationaux de drogue lâchent les noms du pilote de la moto, du tueur, et surtout des commanditaires. Deux amis et associés de la French Connection. En 1988, Girard et Filippi sont condamnés à la réclusion à perpétuité même si le premier récuse toute participation au crime et que le second, sorti de prison en 1982, reste introuvable. Pour la justice, la messe est dite.

Mais Scapula, témoin clé n'ayant pas été entendu lors du procès, a-t-il dit la vérité, toute la vérité ? Girard et Filippi, autres trafiquants de drogue écroués par Michel en juillet 1981, sont-ils les deux seuls commanditaires de l’assassinat ? Pourquoi Zampa a-t-il été très vite désigné comme le super-commanditaire, l'homme de l'ombre de l'assassinat ?

Se focalisant sur la dernière année de la vie du juge, le livre de Thierry Colombié décrit les coulisses de la préparation de l’assassinat, depuis le vol de la moto jusqu’à l'issue fatale du 21 octobre 1981.

Le magistrat était-il la seule cible des trafiquants de la French Connection ? Fillipi et Girard auraient-ils bénéficié d'un soutien important au sein des Baumettes de la part de détenus "politiques" ? Quel fut le rôle de Scapula dans la préparation de l'assassinat ? Qui, finalement, avait intérêt à éliminer un juge d'instruction ou, plus précisément, à instaurer, comme en Italie, un climat de terreur au sein de la magistrature et pourquoi pas supprimer François Mitterrand, le nouveau Président de la République, ou Gaston Defferre, ministre de l’Intérieur et maire de Marseille ?

Grâce à des témoignages inédits, le livre propose une enquête non seulement sur l’assassinat d’un juge isolé au sein du Palais, jalousé et trop curieux, mais sur une époque pas si lointaine où bombes, tortures et ratonnades encourageaient la xénophobie à des fins politiciennes. Où l'argent n'a toujours pas d'odeur, surtout celui de la drogue. « La mort du juge Michel Contre-enquête sur l’assassinat d’un incorruptible », de Thierry Colombié, aux éditions de la Martinière, en librairie le 30 octobre 2014.

« La mort du juge Michel Contre-enquête sur l’assassinat d’un incorruptible », de Thierry Colombié, aux éditions de la Martinière, en librairie le 30 octobre 2014

Trois balles pour le juge Renaud

L'assassinat d'un juge qui a fait trembler la république », c'est dans « La revue Dessinée », sous la plume de Davodeau, avec Benoit Collombat au scénario, vient de faire paraitre, un retour en 50 pages de bande dessinée sur la mort du « petit juge » Renaud.

Trois coups de feu claquent dans la nuit. Juillet 1975, le juge Renaud, forte-tête réputée incorruptible, est abattu à bout portant. Dans les 70’s, Allemagne et l’Italie n’ont pas le monopole de la violence politique. Sous Pompidou puis sous Giscard, 47 assassinats politiques sont perpétrés. Derrière les petites frappes, des noms sulfureux : le gang des lyonnais, le SAC... Autant de fantômes que le dessinateur Etienne Davodeau et Benoît Collombat, grand reporter à France Inter, sont allés réveiller. Dans ce premier volet d’une enquête en six parties (qui sera publiée en 2015 aux éditions Futuropolis), ils déroulent les fils de ces scandales politico-financiers. Une époque révolue ? Peut-être... mais elle a façonné tout une génération de décideurs. Dans la pelote d’intrigues que nos deux reporters démêlent avec ténacité, peut-être trouverez-vous les prémices de Bygmalion ou de Clearstream.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Morts de juges

Michel, Renaud, deux morts mystérieuses de juges en librairie cet automne. Des enquêtes signées Thierry Colombié, et Etienne Davodeau. En attandant La French, film avec Jean Dujardin dans le rôle du juge Michel, dans les salles début décembre.

La mort du juge Michel,

C'est, après le juge Renaud, le deuxième juge assassiné en France sur les ordres de reseaux du crime organisé depuis l'Occupation en France.
21 octobre 1981. Le juge Pierre Michel est tué par balle au plein cœur de Marseille. Deux inconnus à moto s’évanouissent dans la nature. La France entière est sous le choc. Pendant des semaines, les policiers font chou blanc. Une empreinte sur la puissante moto qui a véhiculé les assassins les mène à des demi-sels du Milieu. Interpellés, écroués, ils ne parlent pas. Ils reçoivent discrètement de l'argent pour « cantiner » en prison et payer les frais d'avocats. Mais très vite, les regards se tournent vers Gaétan Zampa, présenté comme le parrain de Marseille, proche des hommes mis en examen. A son tour écroué fin 1983 dans une affaire financière, Zampa se suicide en prison après avoir crié son innocence.

En 1986, « l'affaire Michel » ressurgit suite aux déclarations, depuis la Suisse, de Wiesgrill et Scapula : les deux trafiquants internationaux de drogue lâchent les noms du pilote de la moto, du tueur, et surtout des commanditaires. Deux amis et associés de la French Connection. En 1988, Girard et Filippi sont condamnés à la réclusion à perpétuité même si le premier récuse toute participation au crime et que le second, sorti de prison en 1982, reste introuvable. Pour la justice, la messe est dite.

Mais Scapula, témoin clé n'ayant pas été entendu lors du procès, a-t-il dit la vérité, toute la vérité ? Girard et Filippi, autres trafiquants de drogue écroués par Michel en juillet 1981, sont-ils les deux seuls commanditaires de l’assassinat ? Pourquoi Zampa a-t-il été très vite désigné comme le super-commanditaire, l'homme de l'ombre de l'assassinat ?

Se focalisant sur la dernière année de la vie du juge, le livre

http://www.thierry-colombie.fr/page.php?65

décrit les coulisses de la préparation de l’assassinat, depuis le vol de la moto jusqu’au fatal 21 octobre 1981.

Le magistrat était-il la seule cible des trafiquants de la French Connection ? Fillipi et Girard auraient-ils bénéficié d'un soutien important au sein des Baumettes de la part de détenus "politiques" ? Quel fut le rôle de Scapula dans la préparation de l'assassinat ? Qui, finalement, avait intérêt à éliminer un juge d'instruction ou, plus précisément, à instaurer, comme en Italie, un climat de terreur au sein de la magistrature et pourquoi pas supprimer François Mitterrand, le nouveau Président de la République, ou Gaston Defferre, ministre de l’Intérieur et maire de Marseille ?

Grâce à des témoignages inédits, le livre propose une enquête non seulement sur l’assassinat d’un juge isolé au sein du Palais, jalousé et trop curieux, mais sur une époque pas si lointaine où bombes, tortures et ratonnades encourageaient la xénophobie à des fins politiciennes. Où l'argent n'a toujours pas d'odeur, surtout celui de la drogue.

 Trois balles pour le juge Renaud

« La mort du juge Michel Contre-enquête sur l’assassinat d’un incorruptible », de Thierry Colombié, aux éditions de la Martinière, en librairie le 30 octobre 2014.

L'assassinat d'un juge qui a fait trembler la république », c'est dans « La revue Dessinée », sous la plume de Davodeau, avec Benoit Collombat au scénario, vient de faire paraitre, un retour en 50 pages de bande dessinée sur la mort du « petit juge » Renaud.

Trois coups de feu claquent dans la nuit. Juillet 1975, le juge Renaud, forte-tête réputée incorruptible, est abattu à bout portant. Dans les 70’s, Allemagne et l’Italie n’ont pas le monopole de la violence politique. Sous Pompidou puis sous Giscard, 47 assassinats politiques sont perpétrés. Derrière les petites frappes, des noms sulfureux : le gang des lyonnais, le SAC. Autant de fantômes qu’Etienne Davodeau et Benoît Collombat, grand reporter à France Inter, sont allés réveiller. Dans ce premier volet d’une enquête en six parties (qui sera publiée en 2015 aux éditions Futuropolis), ils déroulent les fils de ces scandales politico-financiers. Une époque révolue ? Peut-être... mais elle a façonné tout une génération de décideurs. Dans la pelote d’intrigues que nos deux reporters démêlent avec ténacité, peut-être trouverez-vous les prémices de Bygmalion ou de Clearstream.

http://www.larevuedessinee.fr/5-numero-5

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