Paradis fiscal, mode d'emploi

LA ROUTINE

« Comment j'ai ouvert un compte numéroté au Liechtenstein en 13 minutes ».

Un journaliste d'Alternatives économiques a sollicité une société basée à Londres, pour placer de l'argent hors de portée de l'administration fiscale française.

Il l'avait trouvée sans effort en tapant « héritage », « offshore » et « paradis fiscal » sur un moteur de recherche et elle est parfaitement légale (« société britannique avec une licence d’exploitation britannique ») .

La solution proposée : un intermédiaire britannique et un gestionnaire de fortune suisse, un compte anonyme numéroté ouvert au Lichtenstein, dans une filiale d'une banque suisse. Le Lichtenstein se montre, selon un expert au téléphone, plus opaque que la Suisse pour transmettre les données aux services fiscaux étrangers.

De là, le conseil dérive vers le blanchiment, en préconisant des achats immobiliers en Turquie, en Floride ou en Espagne, ou l'acquisition d'un yacht à immatriculer hors de France, en veillant à ne jamais entrer pas dans les eaux territoriales françaises.

Alternatives économique rappelle « la mésaventure vécue par l’un de ses confrères, le patron du site internet  "France Offshore", qui proposait le même type de services en France, et avait été mis en examen le 19 décembre dernier pour blanchiment de fraude fiscale en bande organisée ».

Source : Alternatives économiques.

Eclairage

La facilité avec laquelle ce journaliste a trouvé de son bureau à Paris comment faire échapper à l'impôt des sommes gagnées grâce des activités aussi bien légales que criminelles, n'illustre pas seulement le laxisme total avec lequel la fraude fiscale est traitée au coeur de la finance mondiale. 

Jean de Maillard, magistrat membre de l'OGC, pense que cette facilité constitue plutôt le moteur de cette finance.

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