QUÉBEC – ITALIE : DEUX MORTS

GUERRE DES CLANS À MONTRÉAL, EXÉCUTION EN SICILE

 

A plus de sept mille kilomètres, la guerre entre les clans italiens opérant au Québec a eu des effets collatéraux. La guerre entre clans montréalais s'est exportée en Sicile dans les bases historiques et territoriales des mafias italiennes.

Tout commence début mai quand les carabiniers découvrent dans une décharge, les corps calcinés de Juan Ramon Fernandez, 57 ans, alias « Joe Bravo », et de Fernando Pimentel, 36 ans.`

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Deux hommes soupçonnés de trafic d'héroïne et d'oxycodone - un analgésique stupéfiant - entre la Sicile et le Canada, en association avec un clan de la mafia des environs de Palerme. La police italienne arrête deux hommes de main de la mafia, les frères Pietro et Salvatore Scaduto, soupçonnés de ce meurtre, trouvés en possession d'une montre Rolex en or appartenant à Joe Bravo. Pour les enquêteurs, l'ordre d'exécuter Fernandez et Pimentel est venu du Canada, lié à une guerre de territoires entre deux groupes rivaux de la mafia au Canada, la famille de Vito Rizzuto et un nouveau clan dirigé par le Québécois Raynald Desjardins.

Au Québec, la police pense que Raynald Desjardins et d'autres chefs de clan auraient tenté de prendre la tête de la mafia à la suite de la chute des Rizzuto en 2010 - ce que n'auraient pas accepté les Siciliens, revenus en force depuis la libération de Vito Rizzuto, en octobre.

Selon les écoutes téléphoniques opérées en Italie, le parrain Vito Rizzuto aurait brisé l'une des vieilles règles de la mafia en impliquant dans son clan des non-Italiens, Raynald Desjardins et Juan Ramon Fernandez. Après la rébellion de Desjardins contre Rizzuto, Fernandez aurait hésité à choisir son camp.

Pour les carabiniers, la lutte de pouvoir à Montréal aurait donc migré en Sicile, où Fernandez s'est établi après avoir été expulsé du Canada, en avril 2012.

Concernant le meurtre de Joe Bravo et de Fernando Pimentel, les enquêteurs - carabiniers italiens et gendarmes canadiens - évoquent désormais un avocat québécois qui serait très impliqué, proche tant des présumés assassins siciliens, que des deux victimes.

« Sur quatre gars impliqués dans ce meurtre mafieux en Sicile, trois ont vécu au Canada. Ça en dit long sur la mobilité de la mafia canadienne, ses relations internationales » a déclaré un enquêteur québécois.

Sources : AFP ; La Presse ( Montréal) ; National Post ( Canada) ; abouthemafia.com

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Posted in Criminalités n°8 - juin, juillet, août 2013, Dépêches / n°8, Les dépêches - La chronique, Les dépêches hebdomadaires, Revue Criminalités and tagged , , , .

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