Les trafics en trop

En France, des riverains se mobilisent différemment contre les trafics.

   Deux articles illustrent les difficultés de la « cohabitation » entre des trafiquants locaux et leurs riverains :  l'un publié par Info Bordeaux le 9 avril 2013  sur la situation à Bordeauxl'autre par Libération le 10 avril sur la situation à Sevran  : "Comme dans d’autres quartiers gangrenés par le trafic de drogue en région parisienne, à Sevran, des collectifs d’habitants commencent à se mobiliser contre les dealers"

   A Bordeaux, pour tenter de se ré-approprier  le quartier, certains habitants photographient les dealers et le font savoir par voie d'affichettes (« Dealers, souriez, on connaît vos clients ») pour les dissuader ou les éloigner.

   A Sevran, des dealers ont crevé les pneus de riverains qui n'ont pas pu aller travailler. Ces derniers sont intervenus directement auprès d'eux, la veille, pour leur demander de "les laisser vivre normalement".

Éclairage

Ces initiatives sont une manifestation de plus de l'hypertension à la française, qu'explique et commente Anne Coppel dans ce numéro, quand les pouvoirs publics ne savent répondre que par des incantations sur la répression.

Que peuvent et vont faire ces populations qui, à l'évidence, ne resteront pas inertes ?

Olivier Poulain

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