Tribune de l'OGC : le recours à l'information politique générale

NOTRE APPORT SUR L'ETUDE DES CRIMINALITES

l'information politique générale

Ainsi que l'annonçait l'éditorial du numéro 7 de la revue, celle-ci a fait un recours devant le président de la CPPAP - Commission Paritaire de la Presse et des Agences de Presse - pour se voir reconnaître la qualité d'information politique générale, l'IPG, qui lui avait été refusée par la Commission.

Non seulement cette qualité ouvre droit à des aides publiques dont nous avons besoin, comme de pouvoir recevoir des dons fiscalement déductibles, mais surtout elle illustre parfaitement notre projet et son apport à l'observation des criminalités.

Voici le texte de ce recours :

Monsieur le président,

Je m’adresse à vous qualité de directeur de publication du service de presse en ligne «geopolcrim.info», qui publie la revue CRIMINALITES, à qui la CPPAP a refusé la qualité d’information politique et générale – IPG - , ce qui m’a été notifié par un courrier en date du 5 avril 2013 que j’ai retiré à la poste le mardi 16 avril 2013.

Ce refus est fondé d’abord sur l’argument suivant lequel la revue CRIMINALITES « essentiellement consacrée aux criminalités sous l’angle géopolitique, n’abordait que  marginalement l’actualité politique et générale », ensuite sur celui de «la périodicité irrégulière de  la majorité des articles».

 Je commencerai par le  second argument, le plus simple, de pur fait.

S’il est exact que la revue a connu une périodicité irrégulière des 3 premiers numéros, d’octobre 2010 jusqu’à décembre 2012, elle fait depuis février 2013, comme elle s’y était engagée dans ma demande, l’objet de publications parfaitement régulières dans les numéros 4, 5, 6 et 7, soit un numéro par mois comprenant dans tous ces numéros des dépêches hebdomadaires.

Cette périodicité sera strictement tenue, ne serait que parce que la revue est maintenant payante par abonnements depuis le numéro 5 de mars 2013.

Il est évidemment impensable de demander à des lecteurs de s’abonner en leur promettant une périodicité régulière sans respecter cette périodicité scrupuleusement si l’on ne veut pas voir ces abonnés résilier leur abonnement, d’autant plus que nous allons proposer, en principe dans le prochain numéro de juin, un abonnement en ligne à durée libre, qui permettra une  résiliation immédiate en cas de périodicité irrégulière.

La seule rubrique qui restera irrégulière est « La Gazette » qui est en fait une lettre d’information tout à fait distincte des abonnements. Elle ne représente qu’une très petite partie des articles, quelque chose comme une douzaine de feuillets par mois, alors qu’un numéro mensuel doit en contenir dans toutes les 4 autres rubriques, toutes régulières,  une centaine au total.

*    *   *

 Le premier argument, une façon marginale d’aborder l’information politique générale, est plus complexe et porte sur la nature même du projet de la revue et de l’OGC

Il y a le projet et sa réalisation.

Le projet de la revue, tel qu’il est exposé dans son texte fondateur «pour une approche critique de la géopolitique des criminalités », ci-joint, et dans les éditoriaux,  consiste à expliquer en détail que les criminalités transnationales que nous observons sont devenues des acteurs politiques à part entière, plus puissantes que la très grande majorité des chefs d’Etats, ayant fondamentalement la même capacité et efficacité politique qu’eux – j’entends bien qu’elles exercent, à l’inverse de ceux-ci, un pouvoir clandestin et anti-démocratique, mais cela n’en fait nullement des acteurs politiques marginaux –

En simplifiant, si nous pensions n’aborder l’actualité politique générale que d’une façon marginale, cela impliquerait de ne traiter que de la politique pénale ou internationale, alors que nous avons l’intention de traiter de toutes les politiques mises en place par tous les pouvoirs publics, économiques, sociales, culturelles, sportives, locales, nationales et internationales, et donc de la politique générale qui est la coordination et la synthèse de toutes celles-ci.

Notre ligne éditoriale peut être résumée ainsi :

n’aborder les criminalités transnationales, et transnationales elles sont toutes en train de le devenir toutes, même les plus petits trafics locaux, que sous l’angle de la politique pénale – quels moyens matériels et quels outils juridiques pour la police et la justice ? – ou internationale – quelle diplomatie ? - 

c’est se condamner à ne pas les comprendre et donc à les laisser prendre sur la totalité de nos sociétés un pouvoir quasi illimité.

L’IPG  est  par conséquent le projet même de la revue, sa spécificité, son apport et sa raison d’être.

*    *    *

Ce projet pose évidemment à la presse une question de base : peut-elle aborder la politique générale de façon substantielle en partant d’un point de vue initialement particulier, en l’espèce la géopolitique des criminalités ?

La réponse me paraît affirmative, puisque la qualité d’IPG en ligne a été reconnue, sauf erreur de ma part et sans doute parmi d’autres,      

- à une publication, Technoscopie, qui l’aborde sous l’angle de la technologie et innovation pour le développement durable

- une, Egalité-Infos, sous celui du genre et l’actualité des femmes pour rétablir l’équilibre entre femmes et hommes dans l’information,  

- et même,  une Ligne Bleue, sous le seul angle  des polices municipales et de la sécurité urbaine,  qui est quand même beaucoup plus étroit que le nôtre tout en étant dans le même domaine.

Je ne vois pas en quoi la géopolitique des criminalités telle que nous l’entendons, permets moins d’aborder le fonctionnement politique général de la société que les trois thèmes précédents.

*    *    *

Une autre question peut être posée sur notre projet au regard de l’IPG : est-il de nature à intéresser un public nombreux et varié et à éclairer son jugement ?

Aux arguments déjà développés ci-dessus qui conduisent à une réponse affirmative, j’en ajouterai un : peut-on traiter le sujet qu’on appelle la « sécurité » », précédemment évoqué et que nous traitons évidemment en profondeur dans toutes ses dimensions avec les criminalités transnationales, sans prendre en compte comme nous le faisons ce caractère transnational des phénomènes criminels qu’il s’agit de combattre, leurs racines économiques et sociales, et toutes les politiques des Etats dans ce domaine ? Il n’est que de mentionner le trafic de stupéfiants  pour répondre à cette question.

Et ce problème de la « sécurité » n’est-il pas posé devant tous les citoyens à longueur de colonnes dans la grande presse et les médias ? Il n’est que de voir l’importance qu’il prend dans l’élection la plus générale qui soit en France, je veux dire la présidentielle, pour répondre.

*    *    *

Enfin, la revue  met-elle ce projet d’IPG en application ? La réponse à cette question est triple.

D’abord, la revue aborde la géopolitique des criminalités sous tous les angles possibles, ainsi qu’en attestent les  «approches» de son moteur de recherche présent à gauche sur toutes les pages : non seulement celles-ci ne comprennent pas que le droit pénal et les relations internationales comme le voudrait une conception étroite de la géopolitique, ni même que les disciplines universitaires classiques, mais aussi une approche qui les dépasse « analyses générales » et une « faits et récits » qui est de l’information pure.

Elle n’est donc ni une revue spécialisée de droit pénal,  même étendu à la criminologie, ni une revue spécialisée sur les relations internationales,  mais une revue avec des rubriques généralistes.

Ensuite, la revue cherche à toucher le public le plus nombreux et varié possible, puisqu’elle va des «dépêches» aussi accessibles que possible pour le grand public le plus pressé,  aux « analyses »  à la limite de la revue savante, ceci avec une majorité de rubriques d’information : les « dépêches », les « informations » et les « enquêtes ».

Cet éventail, que je crois assez unique, a un double objectif qui forme un tout : amener le public qui commence par les « dépêches » jusqu’aux « analyses », et amener les spécialistes à écrire leurs textes très fouillés intellectuellement mais souvent prévus uniquement pour leurs pairs, en visant aussi le grand public.

En outre, la revue trouve ses auteurs et ses sources aussi bien chez les journalistes d’investigation, les militants des ONG, les praticiens comme les policiers, juges et avocats, que chez les chercheurs universitaires :

autant par conséquent de lecteurs et de publics différents, puisque chacun de ces types d’auteurs a pour une grande part son propre lectorat, qu’il s’agit pour la revue de fédérer.

C'est pour elle une ambition essentielle.

Enfin, pour vous faire une idée de la manière dont nous arrivons à réaliser ce projet, vous allez certainement lire un certain nombre de nos articles  qui ne sont publiés qu’en ligne : ils sont tous accessibles pendant trois mois pour un euro.

....

 La revue n’en est qu’à ses tout premiers débuts, j’ai la faiblesse de croire son projet assez innovant et le sentiment qu’il ne plaît pas à tous – ce qui n’est pas nécessairement un défaut pour un organe de presse -. Sa réussite, qui implique à mon avis d’être reconnue, pour les raisons de fonds que je vous ai exposées, comme de l’IPG, est très loin d’être assurée.

C’est pourquoi je forme beaucoup d’espoirs dans votre décision et vous prie, monsieur le président, de croire à l’expression de ma haute considération. 

                                                          C-H de Choiseul Praslin

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