JAPON : UNE ANCIENNE INSTITUTION S'ADAPTE

YAKUSAS  :

LA COM INTERNE CONTRE LE DÉCLIN 

Empires financiers, générant la fierté de l'appartenance et des profits jalousés, vénérant ses chefs et ses règles internes strictes, respectant ses hiérarchies et les valeurs de discipline, les mafias sont comme des entreprises. Plusieurs spécialistes ont pu analyser les similitudes avec les grandes entreprises légales.

[Are_PayPal_LoginPlease]

Et à ce titre, les organisations criminelles ont besoin de soigner leur image, et donc leur communication. Communication interne, s'il le faut. Un des clans majeurs des yakuza japonais vient donc de publier un document de huit pages à destination de ses membres. Une cible estimée à 27 700 lecteurs, soit 40% des effectifs de tous les clans.

Mais le clan Yamaguchi-gumi a perdu 3 300 membres en 2012. Une hémorragie préocuppante. Cette newsletter interne au clan a donc la forme d'un tabloïd en circuit fermé, la couverture arborant une éditorial du big boss Kenichi Shinoda, visant à regonfler le moral de ses troupes, une page jeux présentant des problèmes de go ou de Shogi, une chronique poésie avec des haïkus traditionnels, et une rubrique people un peu particulières, évoquant les dernières parties de pêche des gros bonnets du clan.

La dépêche AFP qui l'annonce, sans préciser si la publication interne à une forme numérique ou une version papier, a été reprise par la presse du monde entier, y compris par les medias japonais.

Le premier numéro de « Yamaguchi-gumi Shinpo », qu'on pourrait traduire par la Gazette ou la newsletter du clan Yamaguchi est composé de huit pages, ouvrant par un éditorial du patron du clan, Kenichi Shinoda, 71 ans, destiné à redonner le moral à ses troupes en rappelant les valeurs communes. Il évoque aussi des temps plus difficiles pour le clan, qui ne peut plus miser seulement sur sa marque pour soutenir ses opérations et ses affaires :

Les mesures policières récentes prises contre les yakuza, jusqu'ici plus tolérés que vraiment pourchassés, y sont peut être pour quelque chose :

« Ils sont probablement conscients que c'est aujourd'hui plus difficile de faire leurs affaires avec de nouvelles dispositions plus dures, qui par exemple les empêchent d'ouvrir des comptes en banque ou de signer des contrats immobiliers », commente un policier cité par le Mainichi Shimbun repris par l'AFP.

Sources : Japan daily (Tokyo); Agence France Presse; The Independant (Londres).

[/Are_PayPal_LoginPlease]

 

Lire toutes les dépêches

 

Posted in Criminalités n°8 - juin, juillet, août 2013, Dépêches / n°8, Les dépêches - La chronique, Les dépêches hebdomadaires, Revue Criminalités and tagged , , .

Laisser un commentaire